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Le grand déballage national : lettre à mon député.

8 Janvier 2019 , Rédigé par JLB89

 

 

Lettre à mon député,[1]

 

Permettez-moi, puisque l'heure est au débat national et aux cahiers de doléances, de vous exprimer mon sentiment sur trois points d'une inégale importance.

 

1 - Les personnes qui vous interpellent avec un gilet jaune sont celles que le système politique actuel, une représentation nationale bien verrouillée, ignore depuis des décennies. Une majorité de nos concitoyens n’est jamais représentée aux assemblées, victime d’un apartheid politique. Exemple symptomatique, le premier parti politique français, qualifié au deuxième tour des présidentielles, n'a quasiment pas de députés. Cela vaut pour d’autres partis. Cette injustice entretient un sentiment (qui est une réalité) de relégation d’une partie de la population qui trouve, enfin, dans ce mouvement, un écho à ses difficultés, voire ses souffrances. F. Hollande, sous lequel E. Macron servait il y a peu, parlait des « sans dents », la morgue policée de l’actuel gouvernement ne vaut guère mieux.

 

2 - Cette stupide limitation de vitesse à 80 km heure qui nous oblige à conduire de manière syncopée tant les variations sont rapprochées doit disparaitre. Je comprends bien l'intérêt financier que sous-tend cette mesure (doublement des infractions relevées par les radars à période équivalente) mais si vous souhaitez à juste titre faire diminuer la mortalité routière, améliorez les infrastructures et faites les contrôles routiers que la loi prévoit en terme d'alcoolémie et de stupéfiants. En termes d’efficacité, un automate ne remplacera jamais cette présence humaine au bord des routes.

 

3 - Un gel des retraites pour les deux prochaines années comme mesure de redressement économique est décrété. Etant en retraite depuis six ans, ma pension n'a absolument pas évolué durant ces années, elle a même été diminuée compte-tenu de l’augmentation de la CSG ! Une simple mesure de justice sociale exigerait une indexation automatique et annuelle sur le cours de la vie. Comme le relève l’Ifrap, « la France préfère utiliser la méthode du rabot (désindexation des retraites) plutôt que de se lancer dans des économies structurelles pourtant promises à la commission européenne ».

 

 Et autres considérations :

 

Le gouvernement initie un contre-feu avec son Grand débat national qui n’a déjà plus de pilote depuis le retrait de Chantal Jouanno, laquelle reste néanmoins présidente de la Commission nationale du débat public à 14.666 euros brut mensuels…  Quel foutoir !

Mais au fait, que fait-on du programme présidentiel d’E. Macron ? On le réécrit durant ce défouloir républicain, ce grand débat[llage] national ?

 

 

 

Jean-Luc Boulard

 

Sens le 09 janvier 2018

 

 

[1] Madame Michèle Crouzet, Député de l’Yonne

 

 

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Meilleurs voeux 2019 !!!

27 Décembre 2018 , Rédigé par JLB89

 

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Le déshonneur d’un avocat - Me Geneste - Avocat au barreau de Sens

9 Novembre 2018 , Rédigé par JLB89

Le déshonneur d’un avocat 

      Un article de la presse locale (L’Yonne Républicaine du 7 novembre 2018) rapportant le jugement d'un homme poursuivi pour violences conjugales graves révèle la scandaleuse ligne de défense de son avocat, Gérard Geneste.[1]

Selon lui, le coupable serait lui-même victime de son appartenance antérieure à la Légion Etrangère laquelle « l’aurait formé pour tuer, pour frapper d'abord et s'expliquer après » et de conclure en incriminant notre Patrie en ces termes « doit-on le condamner pour ce que la France a fait de lui ?

Tous les anciens militaires apprécieront et se poseront probablement les mêmes questions que moi.

 

Cet avocat s'est-il interrogé sur le nombre de personnes au ban de la société qui ont, après intégration dans la Légion Etrangère et changement de patronyme, retrouvé le droit chemin, l'honneur et la reconnaissance de la Nation souvent au prix de leur vie ?

      Combien, par leur mort, ont assuré entre autres le confort bourgeois de cet avocat à la vision étriquée ?

     Qu’avons-nous, nous-mêmes, appris durant notre service militaire sinon tuer pour ne pas être tué, défendre notre pays ou défendre des pays opprimés ?

     Pourquoi jeter l'opprobre sur une institution, sur notre pays, en déresponsabilisant par là même un individu visiblement violent et déséquilibré ?

     Combien de militaires, ou anciens militaires, cyniques et forts du précédent Geneste, pourraient désormais demander d'être absous des violences qu'ils pourraient être amenés à commettre?

     Après un tel plaidoyer indigne d'un défenseur présumé du Droit, pervers en ce qu'il porte un opprobre facile sur la Légion Etrangère, laquelle n'a rien à faire dans ce prétoire, le légionnaire Senbati pourrait-il encore, s'il est à l'origine de la rhétorique de son avocat, regarder en face ses camarades de combat ?

     Monsieur l'avocat votre plaidoirie est malhonnête, simpliste, irresponsable, diffamatoire et hors sujet. Vous n'avez aucune circonstance atténuante puisque dans votre profession et votre formation les mots ont encore un sens. 

 

 Jean-Luc Boulard,

Sens le 8 novembre 2018

 

 

Le déshonneur d’un avocat

"cliquez" sur l'image pour l'avoir en grandeur nature...

 

  

[1] Maître Gérard Geneste - Avocat au barreau de Sens -

22, rue Général-Leclerc – 89100 Sens - 

 

 

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Débat Philippe-Wauquiez, l’art de débusquer les reniements

1 Octobre 2018 , Rédigé par JLB89

 

 

Débat Philippe-Wauquiez, l’art de débusquer les reniements

 

 

Débat Philippe-Wauquiez, l’art de débusquer les reniements

 

Le débat politique entre Messieurs Philippe et Wauquiez aura permis de passer au révélateur les convictions profondes de ces ténors politiques lorsqu'ils franchissent les portes du pouvoir.

 Même génération, mêmes écoles, long compagnonnage au parti Les Républicains et sur les bancs de l'Assemblée nationale en font, en quelque sorte, des clones politiques.

 Désormais l'un gouverne, l'autre aspire à le faire.

 Nuque raide et mâchoire crispée, Laurent Wauquiez a littéralement acculé Edouard Philippe dans ses contradictions, celles de son action politique actuelle très laxiste vis-à-vis de l'immigration, par rapport aux thèmes qu’il défendait lors des primaires de la dernière présidentielle. Il proposait alors de « faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration », de « conditionner l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France (droit du sol) à la régularité du séjour d’au moins un des deux parents au moment de la naissance » et limiter l’aide médicale d’Etat « aux cas d’urgence ». Exactement les questions que Laurent Wauquiez pose et qu’Edouard Philippe rejette en bloc. Moment pénible pour le Premier ministre…

 Magnanime, Laurent Wauquiez ne l’a pas achevé sur ses reniements concernant la PMA et la GPA, renoncements qu’il justifie pauvrement par une évolution personnelle, après avoir déclaré en 2015 « nous nous opposerons résolument à la PMA sans père et à la GPA »

 La classe politique pleurniche beaucoup sur « la montée des populismes », ces reniements permanents en font le lit… 

   Jean-Luc BOULARD

 Sens le 1er octobre 2018

 

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Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

21 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

 

 

Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

 

Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

 

 

 

Richard Ferrand n'aura pas eu l'élection de maréchal qu'il escomptait pour obtenir le perchoir de l'Assemblée nationale

 Normal le quatorzième président de l'Assemblée et quatrième personnage de l'État a déjà les mains sales et une moralité des plus douteuses

 Qu’on en juge. Alors qu’il est directeur général des Mutuelles de Bretagne, poste clé dans l'organigramme, il convainc son conseil d'administration de louer un local à Brest pour ouvrir un centre de soins, local qu’il se charge de trouver.

 A cette fin il fait acheter à la SCI tout juste déclarée et détenue par sa concubine, un local dont le prix d'achat sera remboursé en dix ans par le loyer annuel consenti par la mutuelle. Ne prêtant qu’aux riches, une banque consent un prêt qui couvre intégralement l’investissement et les frais de notaire. Au passage, les travaux d'aménagement intérieur seront réalisés au frais de la mutuelle, il n’y a pas de petits profits !

 Une affaire de rêve, acquérir en dix années un bien immobilier d’environ un demi-million d’euros, sans investir un seul centime et sans risque…

 Pourquoi n’a-t-il pas fait profiter son employeur de ses talents de spéculateurs immobilier au lieu de s'enrichir sur le dos des mutualistes ?

 Pour compléter son profil de profiteur, on retiendra qu'il gratifiera son ex-femme de quelques marchés d'aménagement de locaux gérés par les Mutuelles de Bretagne puis, pour faire bonne mesure, après son élection de député en 2012, il se verra octroyer une rémunération de chargé de mission à hauteur de 1250 € par mois par la nouvelle directrice générale des Mutuelles de Bretagne, bonne copine dont il embauchera ensuite le compagnon comme assistant parlementaire.« Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné »...

 Comme Fillon, il n'hésitera pas à solliciter son fils Émile pour quelques mois en remplacement d'un de ses assistants parlementaires

 Bref le profil type de l’affairiste bon teint, propre sur lui et très influent.

 Bien sûr, M. Ferrand fait l’objet d’une information judiciaire menée par le Parquet national financier pour "prise illégale d’intérêts". Comme tous les politiques enferrés dans des affaires, les Hulot, Pénicaud, Kohler, Benalla, Nissen, Darmanin, de manœuvres dilatoires en contorsions juridiques, il s’en sortira et pourra finalement prendre une posture de victime. Pour preuve, il a déjà laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas nécessairement s'il devait être mis en examen…

Le procureur de Brest avait bien ouvert une enquête préliminaire en juin 2017, classée sans suite en octobre !!! Il avait invoqué la prescription s’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts et jugé que les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’étaient « pas constituées ». Les copains et les coquins... [NDLR de 13/09/2019]

 Comment les députés, les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber dans les travers qu’ils dénonçaient hier ? Où est cette République exemplaire ? 

 Pour le député PS Luc Carvounas, c'est la marque d'une « République des coquins et des copains ».C’est un connaisseur, ancien ami politique, qui le dit !

  

 Jean-Luc Boulard,

   Sens le 18 Septembre 2018 

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Avortement : « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

12 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

Magnifique et courageux témoignage de Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof)

Suivant un article de Miguel Medina de l’AFP publié le mercredi 12 septembre 2018, concernant la clause de conscience qui permet aux gynécologues de refuser de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (avortement), l’article de cette agence d’information que l’on ne peut soupçonner de partialité pro-vie est à lire attentivement tant ce témoignage me parait fort. Je cite donc cet article :

"Interrogé par une journaliste de l'émission de Quotidien sur TMC, mardi 11 septembre, Bertrand de Rochambeau, gynécologue mais aussi président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), a expliqué qu'il refusait désormais de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG). 

« Je me lève à n'importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus », a expliqué Bertrand de Rochambeau à la journaliste Valentine Oberti. « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a-t-il ajouté.

La journaliste lui fait alors remarquer que « ce n'est pas un homicide de faire une IVG ». « Si, madame », répond le gynécologue. Valentine Oberti rappelle alors qu'un IVG n'est pas considéré comme un homicide dans le code pénal. « Ça, c'est son opinion. Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion. Et si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi », répond le médecin. 

Selon l'article L2212-8 du Code de la santé publique, "un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG", de même qu'"aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir" à cet acte médical. Dans le cas où le médecin refuse, il est tenu de "communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention".

Si les gynécologues ont une clause de conscience qui leur permet de refuser de pratiquer des IVG, la déclaration du président du Syngof n'a pas manqué de faire réagir. 

   Le 26 juillet dernier, lors des questions au gouvernement au Sénat, la sénatrice socialiste Nadine Grelet-Certenais, avait déclaré qu'il était "intolérable" que des médecins refusent de pratiquer l'IVG en "faisant valoir des réticences d'ordre personnel ou éthique".

   Un témoignage encore plus fort parce qu’il n’émane pas du réseau pro-vie, mais d’un médecin confronté à l’acte. Un message d’une grande clarté doublé de sobriété.

   Merci Monsieur le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France. Honte à cette sénatrice socialiste Grelet-Certenais qui ignore encore que ce qui est légal n'est pas forcément moral et que chacun doit pouvoir agir en conscience. Qu'elle médite l'adage « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Malheureusement, dans l'univers politique, on est souvent démuni des deux...

  Précieuse, exemplaire et courageuse prise de position...

Jean-Luc Boulard

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De l'ambiguïté des décisions de justice

4 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

De l'ambiguïté des décisions de justice

 

De l'ambiguïté des décisions de justice

 

 

 

Les bonnes nouvelles se succèdent pour les personnalités politiques impliquées dans des affaires plus ou moins sordides.

Pour l’actuel gouvernement et les Hulot, Ferrand, Pénicaud, Kohler, Benalla, Nissen, Darmanin, l’heure est au non lieu ou à l'enlisement des procédures.

Armé d'une batterie d'avocats, chacun de détecter la faille juridique pour échapper au sort du commun des mortels, à savoir payer sa dette à la société en cas d'infraction à la loi.

Si l’on ne peut récuser la bonne foi de la Justice, les décisions d'un non-lieu, d’un classement sans suite, d’une relaxe pour vice de procédure ou prescription des faits, ne feront pas pour autant de ces personnalités des modèles de vertu.

 

Le dernier épisode judiciaire en date, celui de Monsieur Darmanin, en témoigne. Quand bien même l'appréciation juridique de ses comportements n’impliquerait pas de chef d'accusation de nature à le traduire devant le tribunal, il n'en reste pas moins qu'à deux reprises son entregent politique lui a permis de glisser des femmes dans son lit, ce que ne conteste d'ailleurs pas l'intéressé.

Pour ces dernières, le plaisir aura dû être de courte durée et probablement en deçà des espoirs matériels attendus puisqu’elles intentent des procédures judiciaires toujours pénibles à vivre, en particulier lorsqu’elles sont déboutées de leurs plaintes.

S’installe alors dans l'esprit de la population une méprise, une ambiguïté laissant croire qu’échapper à la justice vaut un brevet de bonne moralité.

 Désolé, ce qui est légal n'est pas forcément moral.

 Le brigandage politique et les mœurs douteuses de ce jeune Darmanin, dont on ne sait plus d’ailleurs à quel parti il appartient, en est le symbole, alors même que la population aspire à être dirigée par des personnalités moralement irréprochables.

Toute l’ambiguïté d’une décision de justice…

 

Jean-Luc Boulard

 Sens, le mardi 4 septembre 2018

 

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Le "tueur de la gare de Perpignan"

27 Mars 2018 , Rédigé par JLB89

Le "tueur de la gare de Perpignan"

 

 

Jacques Rançon a été condamné ce lundi à la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, au terme de trois semaines de procès très éprouvantes, souvent au-delà du supportable. 

L’avocat général Luc-André Lenormand avait au préalable déclaré  « Jacques Rançon n'a plus rien à faire dans cette société, où le droit à la vie est un droit inaliénable ». La sentence est juste, reste l’application. Ce magistrat, la retraite venue, se devrait de rejoindre les partisans du retour de la peine de mort, châtiment  appliqué non comme vengeance ou dissuasion, mais comme la seule véritable Justice à rendre aux victimes. 

Calculons : vingt deux années de prison minimum mais quatre déjà exécutées en préventive, restent dix huit années qui lui peuvent lui laisser entrevoir une sortie en en 2036, il aura 76 ans…

Comme pour rajouter l’odieux à l’ignominie dans cette affaire, Me Gérald Brivet-Galaup, avocat la défense, s’est déshonoré en déclarant « ce n'est pas un monstre mais un homme, un père de famille. Un homme qui nous a émus et qui doit être jugé. Et seulement pour les faits qu'il a reconnus ». Et l'avocat de déplorer qu'évidemment les jurés qui ont « vu et entendu beaucoup de choses » ne vont pas pouvoir se détacher de « sa cruauté qui le rend étranger à notre intelligence » avec des « mutilations qui "dépassent l'entendement »

Pour un peu, Me Gérald Brivet-Galaup cracherait sur les jurés… Ignoble également cette référence au « père de famille »…

Qu’on laisse Rançon rentrer en cellule avec sa ceinture, ses lacets et une corde à sauter pour ses exercices quotidiens.

Jean-Luc Boulard 

Sens, le 27 mars 2018

 

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Jeux de mains... jeux de vilains !

10 Février 2018 , Rédigé par JLB89

Conseils des ministres sous surveillance !!!

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Dérives logiques de la pornocratie

5 Novembre 2017 , Rédigé par JLB89

Dérives logiques de la pornocratie

 

L’actualité n'en finit plus de délivrer son lot journalier de révélations sur des notabilités victimes ou coupables d'agressions ou de harcèlements sexuels.

L’on peut évidemment se féliciter que ces actes soient enfin dénoncés, que la parole se libère, mais ne sont concernées que des personnalités médiatiques, les autres resteront dans l’anonymat, comme malheureusement depuis la nuit des temps. Anecdote, j'avais été choqué à l'époque, en août 68, par une lettre que m'envoyait un camarade de classe durant les vacances et qui m’écrivait « je bosse toujours chez M. R., à l’Hôtel de France, le patron c'est un maquereau, il baise les serveuses sinon il les met à la porte, un drôle de patron » 

Néanmoins la médaille a son revers et l'on assiste malheureusement à une ambiance malsaine d'épuration, de tribunaux populaires examinant rapidement les délations mise sur la place publique avant de souscrire au lynchage, sans autre forme de procès et quelle que soit la gravité ou la véracité des faits.

Cette poussée de fièvre cadre mal avec notre société permissive hyper sexualisée, plongée en permanence dans un érotisme mâtiné de porno-chic.

Nous pourrions peut-être, nous les hommes, dénoncer ce harcèlement sexuel que nous imposent journellement les médias, la mode et sa traduction dans nos rues, Internet, le cinéma.

Que dire du viol des consciences de certains cours d'éducation sexuelle à l'école.

Que dire de cette agence voulant mettre en relation tarifées étudiantes désargentées et vieux messieurs riches.

Que dire de ces soi-disant œuvres d'art, à connotations toujours pornographiques, déversées sur la place publique et qui défraient chaque année l’actualité, tout cela avec l’assentiment de l’Etat et des fonds publics (actuellement «Domestikator», viol allégorique, sculpture que le Louvre a refusée, installée devant le Centre Pompidou dans le cadre de la Fiac et qui représente un humain sodomisant on ne sait qui au juste)…

Et pourquoi ne pas garder le mot de la fin pour Harvey Weinstein qui, finalement fait mine de se dédouaner sur cette culture pornocrate qui nous submerge depuis un demi siècle : « J’ai grandi dans les années 60 et 70, quand toutes les règles sur le comportement et les lieux de travail étaient différentes, ajoute-t-il. C’était la culture à l’époque. »

Jamais la maxime de  Bossuet n'aura été autant porteuse de sens lorsqu’il écrivait : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. ».

 

Jean-Luc BOULARD

Dimanche Sens le 5 novembre 2017  

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