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Débat Philippe-Wauquiez, l’art de débusquer les reniements

1 Octobre 2018 , Rédigé par JLB89

 

 

Débat Philippe-Wauquiez, l’art de débusquer les reniements

 

 

Débat Philippe-Wauquiez, l’art de débusquer les reniements

 

Le débat politique entre Messieurs Philippe et Wauquiez aura permis de passer au révélateur les convictions profondes de ces ténors politiques lorsqu'ils franchissent les portes du pouvoir.

 Même génération, mêmes écoles, long compagnonnage au parti Les Républicains et sur les bancs de l'Assemblée nationale en font, en quelque sorte, des clones politiques.

 Désormais l'un gouverne, l'autre aspire à le faire.

 Nuque raide et mâchoire crispée, Laurent Wauquiez a littéralement acculé Edouard Philippe dans ses contradictions, celles de son action politique actuelle très laxiste vis-à-vis de l'immigration, par rapport aux thèmes qu’il défendait lors des primaires de la dernière présidentielle. Il proposait alors de « faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration », de « conditionner l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France (droit du sol) à la régularité du séjour d’au moins un des deux parents au moment de la naissance » et limiter l’aide médicale d’Etat « aux cas d’urgence ». Exactement les questions que Laurent Wauquiez pose et qu’Edouard Philippe rejette en bloc. Moment pénible pour le Premier ministre…

 Magnanime, Laurent Wauquiez ne l’a pas achevé sur ses reniements concernant la PMA et la GPA, renoncements qu’il justifie pauvrement par une évolution personnelle, après avoir déclaré en 2015 « nous nous opposerons résolument à la PMA sans père et à la GPA »

 La classe politique pleurniche beaucoup sur « la montée des populismes », ces reniements permanents en font le lit… 

   Jean-Luc BOULARD

 Sens le 1er octobre 2018

 

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Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

21 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

 

 

Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

 

Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

 

 

 

Richard Ferrand n'aura pas eu l'élection de maréchal qu'il escomptait pour obtenir le perchoir de l'Assemblée nationale

 Normal le quatorzième président de l'Assemblée et quatrième personnage de l'État a déjà les mains sales et une moralité des plus douteuses

 Qu’on en juge. Alors qu’il est directeur général des Mutuelles de Bretagne, poste clé dans l'organigramme, il convainc son conseil d'administration de louer un local à Brest pour ouvrir un centre de soins, local qu’il se charge de trouver.

 A cette fin il fait acheter à la SCI tout juste déclarée et détenue par sa concubine, un local dont le prix d'achat sera remboursé en dix ans par le loyer annuel consenti par la mutuelle. Ne prêtant qu’aux riches, une banque consent un prêt qui couvre intégralement l’investissement et les frais de notaire. Au passage, les travaux d'aménagement intérieur seront réalisés au frais de la mutuelle, il n’y a pas de petits profits !

 Une affaire de rêve, acquérir en dix années un bien immobilier d’environ un demi-million d’euros, sans investir un seul centime et sans risque…

 Pourquoi n’a-t-il pas fait profiter son employeur de ses talents de spéculateurs immobilier au lieu de s'enrichir sur le dos des mutualistes ?

 Pour compléter son profil de profiteur, on retiendra qu'il gratifiera son ex-femme de quelques marchés d'aménagement de locaux gérés par les Mutuelles de Bretagne puis, pour faire bonne mesure, après son élection de député en 2012, il se verra octroyer une rémunération de chargé de mission à hauteur de 1250 € par mois par la nouvelle directrice générale des Mutuelles de Bretagne, bonne copine dont il embauchera ensuite le compagnon comme assistant parlementaire.« Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné »...

 Comme Fillon, il n'hésitera pas à solliciter son fils Émile pour quelques mois en remplacement d'un de ses assistants parlementaires

 Bref le profil type de l’affairiste bon teint, propre sur lui et très influent.

 Bien sûr, M. Ferrand fait l’objet d’une information judiciaire menée par le Parquet national financier pour "prise illégale d’intérêts". Comme tous les politiques enferrés dans des affaires, les Hulot, Pénicaud, Kohler, Benalla, Nissen, Darmanin, de manœuvres dilatoires en contorsions juridiques, il s’en sortira et pourra finalement prendre une posture de victime. Pour preuve, il a déjà laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas nécessairement s'il devait être mis en examen…

Le procureur de Brest avait bien ouvert une enquête préliminaire en juin 2017, classée sans suite en octobre !!! Il avait invoqué la prescription s’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts et jugé que les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’étaient « pas constituées ». Les copains et les coquins... [NDLR de 13/09/2019]

 Comment les députés, les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber dans les travers qu’ils dénonçaient hier ? Où est cette République exemplaire ? 

 Pour le député PS Luc Carvounas, c'est la marque d'une « République des coquins et des copains ».C’est un connaisseur, ancien ami politique, qui le dit !

  

 Jean-Luc Boulard,

   Sens le 18 Septembre 2018 

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Avortement : « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

12 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

Magnifique et courageux témoignage de Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof)

Suivant un article de Miguel Medina de l’AFP publié le mercredi 12 septembre 2018, concernant la clause de conscience qui permet aux gynécologues de refuser de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (avortement), l’article de cette agence d’information que l’on ne peut soupçonner de partialité pro-vie est à lire attentivement tant ce témoignage me parait fort. Je cite donc cet article :

"Interrogé par une journaliste de l'émission de Quotidien sur TMC, mardi 11 septembre, Bertrand de Rochambeau, gynécologue mais aussi président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), a expliqué qu'il refusait désormais de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG). 

« Je me lève à n'importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus », a expliqué Bertrand de Rochambeau à la journaliste Valentine Oberti. « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a-t-il ajouté.

La journaliste lui fait alors remarquer que « ce n'est pas un homicide de faire une IVG ». « Si, madame », répond le gynécologue. Valentine Oberti rappelle alors qu'un IVG n'est pas considéré comme un homicide dans le code pénal. « Ça, c'est son opinion. Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion. Et si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi », répond le médecin. 

Selon l'article L2212-8 du Code de la santé publique, "un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG", de même qu'"aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir" à cet acte médical. Dans le cas où le médecin refuse, il est tenu de "communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention".

Si les gynécologues ont une clause de conscience qui leur permet de refuser de pratiquer des IVG, la déclaration du président du Syngof n'a pas manqué de faire réagir. 

   Le 26 juillet dernier, lors des questions au gouvernement au Sénat, la sénatrice socialiste Nadine Grelet-Certenais, avait déclaré qu'il était "intolérable" que des médecins refusent de pratiquer l'IVG en "faisant valoir des réticences d'ordre personnel ou éthique".

   Un témoignage encore plus fort parce qu’il n’émane pas du réseau pro-vie, mais d’un médecin confronté à l’acte. Un message d’une grande clarté doublé de sobriété.

   Merci Monsieur le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France. Honte à cette sénatrice socialiste Grelet-Certenais qui ignore encore que ce qui est légal n'est pas forcément moral et que chacun doit pouvoir agir en conscience. Qu'elle médite l'adage « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Malheureusement, dans l'univers politique, on est souvent démuni des deux...

  Précieuse, exemplaire et courageuse prise de position...

Jean-Luc Boulard

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De l'ambiguïté des décisions de justice

4 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

De l'ambiguïté des décisions de justice

 

De l'ambiguïté des décisions de justice

 

 

 

Les bonnes nouvelles se succèdent pour les personnalités politiques impliquées dans des affaires plus ou moins sordides.

Pour l’actuel gouvernement et les Hulot, Ferrand, Pénicaud, Kohler, Benalla, Nissen, Darmanin, l’heure est au non lieu ou à l'enlisement des procédures.

Armé d'une batterie d'avocats, chacun de détecter la faille juridique pour échapper au sort du commun des mortels, à savoir payer sa dette à la société en cas d'infraction à la loi.

Si l’on ne peut récuser la bonne foi de la Justice, les décisions d'un non-lieu, d’un classement sans suite, d’une relaxe pour vice de procédure ou prescription des faits, ne feront pas pour autant de ces personnalités des modèles de vertu.

 

Le dernier épisode judiciaire en date, celui de Monsieur Darmanin, en témoigne. Quand bien même l'appréciation juridique de ses comportements n’impliquerait pas de chef d'accusation de nature à le traduire devant le tribunal, il n'en reste pas moins qu'à deux reprises son entregent politique lui a permis de glisser des femmes dans son lit, ce que ne conteste d'ailleurs pas l'intéressé.

Pour ces dernières, le plaisir aura dû être de courte durée et probablement en deçà des espoirs matériels attendus puisqu’elles intentent des procédures judiciaires toujours pénibles à vivre, en particulier lorsqu’elles sont déboutées de leurs plaintes.

S’installe alors dans l'esprit de la population une méprise, une ambiguïté laissant croire qu’échapper à la justice vaut un brevet de bonne moralité.

 Désolé, ce qui est légal n'est pas forcément moral.

 Le brigandage politique et les mœurs douteuses de ce jeune Darmanin, dont on ne sait plus d’ailleurs à quel parti il appartient, en est le symbole, alors même que la population aspire à être dirigée par des personnalités moralement irréprochables.

Toute l’ambiguïté d’une décision de justice…

 

Jean-Luc Boulard

 Sens, le mardi 4 septembre 2018

 

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Le "tueur de la gare de Perpignan"

27 Mars 2018 , Rédigé par JLB89

Le "tueur de la gare de Perpignan"

 

 

Jacques Rançon a été condamné ce lundi à la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, au terme de trois semaines de procès très éprouvantes, souvent au-delà du supportable. 

L’avocat général Luc-André Lenormand avait au préalable déclaré  « Jacques Rançon n'a plus rien à faire dans cette société, où le droit à la vie est un droit inaliénable ». La sentence est juste, reste l’application. Ce magistrat, la retraite venue, se devrait de rejoindre les partisans du retour de la peine de mort, châtiment  appliqué non comme vengeance ou dissuasion, mais comme la seule véritable Justice à rendre aux victimes. 

Calculons : vingt deux années de prison minimum mais quatre déjà exécutées en préventive, restent dix huit années qui lui peuvent lui laisser entrevoir une sortie en en 2036, il aura 76 ans…

Comme pour rajouter l’odieux à l’ignominie dans cette affaire, Me Gérald Brivet-Galaup, avocat la défense, s’est déshonoré en déclarant « ce n'est pas un monstre mais un homme, un père de famille. Un homme qui nous a émus et qui doit être jugé. Et seulement pour les faits qu'il a reconnus ». Et l'avocat de déplorer qu'évidemment les jurés qui ont « vu et entendu beaucoup de choses » ne vont pas pouvoir se détacher de « sa cruauté qui le rend étranger à notre intelligence » avec des « mutilations qui "dépassent l'entendement »

Pour un peu, Me Gérald Brivet-Galaup cracherait sur les jurés… Ignoble également cette référence au « père de famille »…

Qu’on laisse Rançon rentrer en cellule avec sa ceinture, ses lacets et une corde à sauter pour ses exercices quotidiens.

Jean-Luc Boulard 

Sens, le 27 mars 2018

 

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Jeux de mains... jeux de vilains !

10 Février 2018 , Rédigé par JLB89

Conseils des ministres sous surveillance !!!

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Dérives logiques de la pornocratie

5 Novembre 2017 , Rédigé par JLB89

Dérives logiques de la pornocratie

 

L’actualité n'en finit plus de délivrer son lot journalier de révélations sur des notabilités victimes ou coupables d'agressions ou de harcèlements sexuels.

L’on peut évidemment se féliciter que ces actes soient enfin dénoncés, que la parole se libère, mais ne sont concernées que des personnalités médiatiques, les autres resteront dans l’anonymat, comme malheureusement depuis la nuit des temps. Anecdote, j'avais été choqué à l'époque, en août 68, par une lettre que m'envoyait un camarade de classe durant les vacances et qui m’écrivait « je bosse toujours chez M. R., à l’Hôtel de France, le patron c'est un maquereau, il baise les serveuses sinon il les met à la porte, un drôle de patron » 

Néanmoins la médaille a son revers et l'on assiste malheureusement à une ambiance malsaine d'épuration, de tribunaux populaires examinant rapidement les délations mise sur la place publique avant de souscrire au lynchage, sans autre forme de procès et quelle que soit la gravité ou la véracité des faits.

Cette poussée de fièvre cadre mal avec notre société permissive hyper sexualisée, plongée en permanence dans un érotisme mâtiné de porno-chic.

Nous pourrions peut-être, nous les hommes, dénoncer ce harcèlement sexuel que nous imposent journellement les médias, la mode et sa traduction dans nos rues, Internet, le cinéma.

Que dire du viol des consciences de certains cours d'éducation sexuelle à l'école.

Que dire de cette agence voulant mettre en relation tarifées étudiantes désargentées et vieux messieurs riches.

Que dire de ces soi-disant œuvres d'art, à connotations toujours pornographiques, déversées sur la place publique et qui défraient chaque année l’actualité, tout cela avec l’assentiment de l’Etat et des fonds publics (actuellement «Domestikator», viol allégorique, sculpture que le Louvre a refusée, installée devant le Centre Pompidou dans le cadre de la Fiac et qui représente un humain sodomisant on ne sait qui au juste)…

Et pourquoi ne pas garder le mot de la fin pour Harvey Weinstein qui, finalement fait mine de se dédouaner sur cette culture pornocrate qui nous submerge depuis un demi siècle : « J’ai grandi dans les années 60 et 70, quand toutes les règles sur le comportement et les lieux de travail étaient différentes, ajoute-t-il. C’était la culture à l’époque. »

Jamais la maxime de  Bossuet n'aura été autant porteuse de sens lorsqu’il écrivait : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. ».

 

Jean-Luc BOULARD

Dimanche Sens le 5 novembre 2017  

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Marseille : deux victimes du laxisme des institutions

2 Octobre 2017 , Rédigé par JLB89

 

Marseille : deux victimes du laxisme des institutions

Elle s'appelaient Mauranne, étudiante en médecine et Laura, élève infirmière, tuées dans une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille, dimanche 1er octobre, deux cousines âgées de 20 et 21 ans, victimes du laxisme des institutions et des politiques de tous bords.

L’assassin que les médias continuent de nommer « le suspect », SDF, sans emploi, titulaire d’un passeport tunisien au nom de Ahmed H., né à Bizerte en Tunisie", était étranger en situation irrégulière en France (confirmées par le procureur de Paris, François Molins), connu des services de police, en France et dans plusieurs pays du Maghreb, arrêté pour une dizaine de faits de délinquance mineurs de droit commun entre Marseille, Toulon et Lyon. Interpellé la veille à Lyon pour vol, avant d'être relâché, sa garde à vue avait été levée après le classement sans suite de la procédure "pour cause d'infraction insuffisamment caractérisée", et "les autorités préfectorales locales n'ont pas été en mesure de prendre une mesure d'éloignement à son encontre", (source : François Molins, procureur de Paris) .

Que dire de plus, les faits tirés des premiers articles de presse parlent d’eux-mêmes. Honte à vous législateurs et hauts fonctionnaires chargés d’assurer la sécurité des citoyens et d’appliquer la justice. Que faisait encore cet individu sur le sol français ? Le sous-préfet chargé de signifier l'expulsion était en week-end, de permanence mais injoignable...

L'homme a crié "Allahou Akbar" en tuant les deux jeunes femmes, puis en se ruant sur les militaires, a indiqué le procureur de Paris. Dès dimanche soir, le groupe jihadiste Etat islamique a revendiqué l'attaque, dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq mais le ministre Colomb se pose des questions sur son appartenance à l’Etat islamique ! Toujours la politique de l'autruche...

Oui ces deux jeunes filles sont bien mortes victimes du laxisme des institutions et des politiques de tous bords. Deux coupables : l’Etat islamique et l’Etat français.

Grandes décisions en vue ! On va éteindre la tour Eiffel, distribuer des l bouquets de fleurs, des bougies et des peluches, organiser une marche blanche ou des minutes de silence, se gargariser de mots creux puis…plus  rien, la vie continue comme avant.

Français, baisse la tête, rase les murs...

 

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Macron et le bal des taxes

18 Juillet 2017 , Rédigé par JLB89

 

Macron et le bal des taxes

 

Macron l’enchanteur, notre Jupiter à la pensée complexe, s’affiche davantage  comme un joueur de bonneteau qu’un sauveur de la nation.

 La suppression, pour certains, de la taxe d’habitation perçue par les collectivités territoriales, couplée à l’augmentation de la Contribution Sociale Généralisée encaissée par l’État, pour tout le monde ou presque, témoigne d’un habile tour de passe-passe, juteux pour Bercy. L’on a déjà connu cette déconvenue avec la taxe professionnelle en son temps. Autres temps mais mêmes mœurs.

 Qui nous fera croire que manipuler les impôts, même avec brio, ramènera de l’emploi, créera des richesses, diminuera le dette publique ? Et quel jonglage des taxes ! L’on comprend tout l’intérêt pour l’establishment de mettre un banquier d’affaire à la tête de l’État ; pour reprendre une expression populaire « ni vu, ni connu, je t'embrouille ».

 Par ailleurs, cette forme de relégation progressive des communes sous la tutelle étatique constitue une véritable remise en cause du pouvoir des maires désormais tributaires des dotations d’État. Que l’on sait mauvais payeur, ne respectant pas à terme ses engagements. Cela sonne la fin d’un échelon démocratique de proximité, le préféré des électeurs, car qui lève l'impôt détient le pouvoir.

 Reviendra alors aux maires soucieux d’équiper et d’entretenir leur commune, d’augmenter l’impôt foncier ou d’inventer d’autres formes de revenus, comme cette idée bien socialiste de créer une taxe basée sur le loyer fictif du logement principal que les propriétaires occupent.  

 Chassez le naturel d’un banquier ex-socialiste, très vite l’impôt revient au galop…

 

 

 

Jean-Luc BOULARD

Sens le lundi 17 juillet 2017

 

 

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Demain viendra le bal des cocus…

6 Juin 2017 , Rédigé par JLB89

 

Demain viendra le bal des cocus…

 

Demain viendra le bal des dupes…

 

 Aux présidentielles, pour entrer dans le giron prometteur d’« En marche ! », Macron l’Enchanteur a réussi à subjuguer un électorat allant du parti socialiste et autres formations de Gauche jusqu’aux troupes débandées et déboussolées de la Droite-et-du-Centre.

Pour ces législatives, Macron l’illusionniste engrange les soutiens et ralliements sous la fallacieuse présentation d’une future gouvernance d’union nationale ou de salut public. Ce genre de démarche politique, qui finalement pourrait se justifier dans la conjoncture actuelle, ne peut se faire qu’en  rassemblant tous les partis politiques dans le respect intégral de leurs spécificités. Et de tous les partis…

Aujourd’hui, l’on assiste davantage à une campagne de débauchage et de désertion qui ne vise qu’à siphonner les partis adverses et déstructurer tout le paysage politique existant pour en reconstruire un nouveau. Ne soyons pas naïfs !

Sa cour des miracles va imploser rapidement et gageons que les partis de Droite vont se réveiller avec une sévère déconvenue. Alors viendra le bal des dupes, pour cinq longues années…

 

Jean-Luc BOULARD

Sens le 6 juin 2017

 

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