Ferrand : la « République des coquins et des copains » en marche !
L’on apprend que M. Ferrand aurait remporté une victoire judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, non pas parce qu’il aurait prouvé son innocence mais par prescription de l’action publique...
Rappelons les faits.
Alors qu’il est directeur général des Mutuelles de Bretagne, poste clé dans l'organigramme, il convainc son conseil d'administration de louer un local à Brest pour ouvrir un centre de soins, local qu’il se charge de trouver.
A cette fin il fait acheter à la SCI tout juste déclarée et détenue par sa concubine, un local dont le prix d'achat sera remboursé en dix ans par le loyer annuel consenti par la mutuelle. Ne prêtant qu’aux riches, une banque consent un prêt qui couvre intégralement l’investissement et les frais de notaire. Au passage, les travaux d'aménagement intérieur seront réalisés au frais de la mutuelle, il n’y a pas de petits profits !
Une affaire de rêve, acquérir en dix années un bien immobilier d’environ un demi-million d’euros, sans investir un seul centime et sans risque…
Pourquoi n’a-t-il pas fait profiter son employeur de ses talents de spéculateurs immobilier au lieu de s'enrichir sur le dos des mutualistes ?
Pour compléter son profil de profiteur, on retiendra qu'il gratifiera son ex-femme de quelques marchés d'aménagement de locaux gérés par les Mutuelles de Bretagne puis, pour faire bonne mesure, après son élection de député en 2012, il se verra octroyer une rémunération de chargé de mission à hauteur de 1250 € par mois par la nouvelle directrice générale des Mutuelles de Bretagne, bonne copine dont il embauchera ensuite le compagnon comme assistant parlementaire. De manœuvres dilatoires en contorsions juridiques, il s’en sort donc bien.
Comment les députés, les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber toujours dans les travers qu’ils dénonçaient hier ? Où est cette République exemplaire ? La « République des coquins et des copains » en marche !
Jean-Luc Boulard,
« Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants »
hebdomadaire « Valeurs actuelles » / POLITIQUE
« Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants » : 20 généraux appellent Macron à défendre le patriotisme
À l'initiative de Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes, une vingtaine de généraux, une centaine de hauts-gradés et plus d'un millier d'autres militaires ont signé un appel pour un retour de l'honneur et du devoir au sein de la classe politique. Valeurs actuelles diffuse avec leur autorisation la lettre empreinte de conviction et d'engagement de ces hommes attachés à leur pays.
Par Jean-Pierre Fabre-Bernadac
Publié le 21 avril 2021 à 7h00 Mis à jour le 22 avril 2021 à 12h25
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs du gouvernement,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent. Nous qui, même à la retraite, restons des soldats de France, ne pouvons, dans les circonstances actuelles, demeurer indifférents au sort de notre beau pays.
Nos drapeaux tricolores ne sont pas simplement un morceau d’étoffe, ils symbolisent la tradition, à travers les âges, de ceux qui, quelles que soient leurs couleurs de peau ou leurs confessions, ont servi la France et ont donné leur vie pour elle. Sur ces drapeaux, nous trouvons en lettres d’or les mots « Honneur et Patrie ». Or, notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie.
– Délitement qui, à travers un certain antiracisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés. Aujourd’hui, certains parlent de racialisme, d’indigénisme et de théories décoloniales, mais à travers ces termes c’est la guerre raciale que veulent ces partisans haineux et fanatiques. Ils méprisent notre pays, ses traditions, sa culture, et veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. Ainsi s’en prennent-ils, par le biais de statues, à d’anciennes gloires militaires et civiles en analysant des propos vieux de plusieurs siècles.
– Délitement qui, avec l’islamisme et les hordes de banlieue, entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. Or, chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est partout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exister aucune ville, aucun quartier où les lois de la République ne s’appliquent pas.
– Délitement, car la haine prend le pas sur la fraternité lors de manifestations où le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. Ceci alors que des individus infiltrés et encagoulés saccagent des commerces et menacent ces mêmes forces de l’ordre. Pourtant, ces dernières ne font qu’appliquer les directives, parfois contradictoires, données par vous, gouvernants.
Les périls montent, la violence s’accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or, nous, serviteurs de la Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement – comme l’exigeait notre état militaire, ne pouvons être devant de tels agissements des spectateurs passifs.
Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.
Comme le disait le cardinal Mercier, primat de Belgique : « Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part. » Alors, Mesdames, Messieurs, assez d’atermoiements, l’heure est grave, le travail est colossal ; ne perdez pas de temps et sachez que nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation.
Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.
On le voit, il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers.
Les généraux signataires :
Général de Corps d’Armée (ER) Christian PIQUEMAL (Légion Étrangère), général de Corps d’Armée (2S) Gilles BARRIE (Infanterie), général de Division (2S) François GAUBERT ancien Gouverneur militaire de Lille, général de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ (Infanterie), général de Division (2S) Michel JOSLIN DE NORAY (Troupes de Marine), général de Brigade (2S) André COUSTOU (Infanterie), général de Brigade (2S) Philippe DESROUSSEAUX de MEDRANO (Train), général de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ (Armée de l’air), général de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE (Armée de l’air), général de Brigade (2S) Robert JEANNEROD (Cavalerie), général de Brigade (2S) Pierre Dominique AIGUEPERSE (Infanterie), général de Brigade (2S) Roland DUBOIS (Transmissions), général de Brigade (2S) Dominique DELAWARDE (Infanterie), général de Brigade (2S) Jean Claude GROLIER (Artillerie), général de Brigade (2S) Norbert de CACQUERAY (Direction Générale de l’Armement), général de Brigade (2S) Roger PRIGENT (ALAT), général de Brigade (2S) Alfred LEBRETON (CAT), médecin Général (2S) Guy DURAND (Service de Santé des Armées), contre-amiral (2S) Gérard BALASTRE (Marine Nationale).
Pédophilie : une idéologie construite et assumée
L'actualité se charge quotidiennement de débusquer des pervers sexuels jusque-là confortablement protégés par leur toute puissance médiatique, culturelle, politique ou sociale.
Non, il ne s'agit pas seulement d’une résurgence fortuite de comportements prohibés qui se découvriraient à l'occasion d'une prise de conscience féministe collective. Ou pas que…
Il s'agit plutôt des fruits amers d'une idéologie construite, assumée, basée sur une libération sexuelle intégrale (interdit d'interdire), transgressive par principe et qui a gangrené tous les esprits soixante-huitards, ces bobos qui s’imaginaient protégés par leur identité de gauche, libertaire et progressiste.
Désormais, ce ramassis d’obsédés sexuels libidineux évoluant dans les eaux troubles de la politique, du show-biz, de la société civile bien-pensante ne semble pas comprendre pourquoi l'intelligentsia ne vient plus à sa rescousse. Comme avant…
Et pourtant combien d'alertes passées sous silence. Mitterrand et ses escapades pédophiles en Thaïlande, Cohn-Bendit et ses attouchement complaisamment relatés tout comme les coucheries de Matzneff, pédophile assumé. Tous ces soi-disant intellectuels faisant pression pour obtenir une dépénalisation des actes sexuels entre enfants et adultes ou l'abaissement de la majorité sexuelle alors même qu’il est reconnu que tout contact ou abus sexuel entre un adulte et un enfant provoque des séquelles psychologiques très graves.
Il ne faut pas avoir la mémoire courte !
Une pétition écrite en janvier 1977, publiée par l’AFP, reprise par l’ensemble de la presse française, notamment au Monde le 26 janvier et à Libération le 27, en faveur de trois pédophiles emprisonnés, estimait en substance « qu'on ne pouvait décemment incarcérer des hommes pour une simple affaire de mœurs, que l'on ne pouvait considérer comme un crime, une histoire qui se réduisait somme toute à une simple affaire de caresses et de baisers, affirmant que les enfants n’avaient subi aucune violence, qu’ils étaient consentants. » L'audience publique démontra qu'il ne s'agissait pas «de caresses et de baisers » mais bien « d’une affaire sordide».
De plus, il semblait qu'à leurs yeux, la pédophilie devait être admise en estimant « le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d'une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l'existence d'une vie sexuelle (si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ? ». Qui signe ? Soixante-neuf personnalités dont de futur ministres, Jack Lang, Bernard Kouchner, des intellectuels comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Louis Aragon, André Glucksmann, Gilles Deleuze, Roland Barthes, Francis Ponge et Guy Hocquenghem, ainsi que quelques médecins. Gabriel Matzneff revendiquera plus tard la responsabilité et la rédaction du texte.
Qui a demandé des comptes à ces pervers dépravés pour apologie de la pédophilie ?
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.» (Bossuet)
Ce poème triste à mourir évoque le désespoir d'une petite ouvrière violée…
Fileuse de Marceline Desbordes-Valmore (1786 - 1859) in Poésies inédites (1860)
La fileuse file en versant des larmes ;
Sur son lin choisi s'inclinent ses charmes.
Le fil oublié glisse de ses doigts,
Et ses chants d'oiseau tremblent dans sa voix.
Sa quenouille est là toute négligée…
Oh ! d'un jour à l'autre on est si changée !
Quoi ! plus une rose à son front rêveur !
Qu'est-ce donc qu'elle a ? Je crois qu'elle a peur.
Elle était hier au banc de l'enfance
Avec ses fuseaux pour toute défense ;
Mais le soir l'enfant ne les avait pas
Quand quelqu'un dans l'ombre a suivi ses pas.
Personne aujourd'hui ne la voit plus rire.
En si peu d'instants qu'a-t-on pu lui dire ?
Ah ! pour qu'elle file en versant des pleurs,
Il faut que dans l'ombre on ait pris ses fleurs !
Jean-Luc Boulard
Sens le mercredi 10 février 2021
VGE est mort, un saint républicain est né…
De conviction chrétienne, disciple de saint Thomas à ses heures, comme avait tenu à le souligner l’ancien président dans son livre intitulé "Entretien", Valéry Giscard d'Estaing est mort, paix à son âme.
Les radios s'enflamment et d'un commentaire bien souvent lapidaire décrivent, entre autres aspects, un président qui aurait modernisé la France, légalisé l'avortement, instauré le divorce par consentement mutuel, dépénalisé l'adultère. La gauche en rêvait sans l’oser, la « droite la plus bête du monde » l’aura réalisé, la bouche en cœur.
Président de la République actuel, aspirants et anciens présidents font chorus de leur admiration pour le défunt.
Même si la majorité a désormais adopté et plébisciterait ces révolutions dites "sociétales", même si le quinquennat de VGE ne peut à l’évidence être réduit à cette approche, je ne communierai pas à cette sorte de béatitude quasi-unanime de la classe politique qui révèle bien un certain degré de duplicité de la gauche-droite avec l’héritage de VGE, ce fossoyeur du gaullisme.
Elu avec un vernis conservateur, il aura trompé son électorat qui s’en souviendra, même si son action politique ne s’arrêta pas à cette approche morale.
Par ailleurs, autre boîte de Pandore, Éric Roussel, auteur d’une biographie de Valéry Giscard d’Estaing, note « Son grand regret, le regroupement familial en 1976. […]. Avec l’augmentation massive de l’immigration en provenance de pays musulmans, elle divise profondément. […] Nous visions le noyau familial tel que nous le connaissons et nous avons vu arriver des noyaux familiaux totalement différents.» Dernière fulgurance, dernier méfait avant de disparaitre…
Sans ajouter dans le sensationnel, ajoutez quelques affaires pas brillantes en Centrafrique, vous aurez le costume mortuaire que je prête à Valéry Giscard d'Estaing pour office de nécrologie …
Jean-Luc Boulard
Sens le 04 décembre 2020
Avortement : l'échec du droit à la vie
Concernant le droit à la vie, quel progrès peut-on inscrire dans notre approche actuelle par rapport aux années 1880 où les "tours d'abandon" venaient prendre en charge la vie à venir ?
Les années 1860 où furent créés les bureaux d'admission ou encore, 1880 les œuvres d'assistance et d'accueil aux femmes enceintes apparurent la mère ?
Aucun, pire peut être, une complète désinhibition vis-à-vis de la vie qui se présente.
Aujourd’hui l'on constate une IVG pour 3 naissances alors que dans le même temps celui-ci se transforme en droit fondamental de l'idéologie féministe, sans alternative pour cette vie qui vient, qui est.
La clause de conscience des médecins se trouve contestée.
L’avortement devient un critère de performance politique de santé publique tout cela sous couvert de pratique dégradante (mère-porteuse), de manipulations de plus en plus perfectionnées afin d'obtenir l'enfant comme l'on veut, quand l'on veut.
Pierre Simon dans son livre « De la vie avant toute chose » paru en1979, suggérait la vie comme un matériau qui convient de gérer. L’annonce est devenue réalité, au-delà probablement des espérances de ce médecin dévoyé, au prix fort de la dignité humaine.
La société s'honorerait à revoir son accueil, un accueil généreux et intégral de la vie à venir, sauf à voir le retour du spectre des sacrifices humains du 20e siècle.
Et puisque tout est lié, du point de vue catholique, rappelons la lettre encyclique papale « Caritas in veritae » parue en 2009 qui justement note comme incompatible cette aspiration légitime et actuelle de la défense de la nature avec la justification de l’avortement.
Jean-Luc Boulard,
Sens le 24 novembre.
Les revenants du petit père Combes
La République a construit ses "valeurs" sur la laïcité dès lors qu'elle elle a misérablement spolié l'Église de ses biens (que pourtant elle partageait). Valeurs républicaines, tout en sachant que la République n’est qu’un système politique parmi d’autres, inférieur aux valeurs constitutives de notre pays basées sur mille ans de christianisme et de monarchie.
Aujourd’hui elle revendique de pouvoir déterminer combien de fidèles peuvent aller à telle ou telle célébration, suivant sa destination : messe dominicale, sépulture, mariage, baptême, etc...
Quelle entorse à la liberté du culte, à l’Alpha et Omega que représente la laïcité pour tout républicain !
Est-ce que nos édiles ont pensé à redéfinir les couleurs liturgiques, les heures des messes, la méthodologie de désinfection des pièces de monnaie de la quête, le type d’encens suivant les circonstances et que sais-je encore ?
Monsieur Macron et ses sbires, tels des revenants du petit père Combes, s’engluent dans un genre de messes noires bien troublantes
Jean-Luc Boulard,
Sens le 28 novembre 2020
Avortement : la fuite en avant...
" La tête du fœtus est ossifiée et il faut l'écraser..."
Ce jeudi 8 octobre 2020, les députés seront amenés à voter l'allongement du délai légal de recours à l'avortement de 12 à 14 semaines. Cette proposition de loi vise à permettre aux femmes qui ont dépassé le délai de 12 semaines d'avoir recours à l'avortement en France.
Elle supprimerait aussi la clause de conscience spécifique à l'IVG des médecins afin qu'ils ne refusent plus de pratiquer ces avortements qui nécessitent des moyens mécaniques pour extraire un fœtus déjà bien formé.
" La tête du fœtus est ossifiée et il faut l'écraser. Le geste est donc terrible pour celui qui le fait et la patiente." (Pr Israël Nisand – La Croix – 17 septembre 2020).
L'avortement, faut-il le rappeler, est un crime légal, mais un crime.
Jean-Luc BOULARD
#MarchonsEnfants #PJLBioéthique #PMAsansPère #GPA
« Big Brother » et sa muselière
« Big Brother » tient à garder la muselière qu’il a réussi à nous mettre (en fait cela n’a pas été difficile !).
Bien sûr, plus l’on fera de détections COVID 19, plus on trouvera de malades... Ce qui permet de titrer, par exemple : « Covid-19 : hausse de cas record depuis mai en France, le port du masque étendu à Paris ». Ce qui est intéressant, c’est l’évolution de la mortalité observée... Et là, les statistiques sont sans appel (voir graphique ci-dessous)!
Si vous voulez aller plus loin dans la réflexion, excellent article :
https://www.lesalonbeige.fr/le-docteur-knock-est-au-pouvoir/
Nota : D’ailleurs, les médias le reconnaissent implicitement (Ouest-France 18 août) :« Attention, cette baisse soudaine n’est pas à créditer à l’efficacité des gestes barrières ou à une disparition du virus. Elle est sans doute imputable au calendrier, et à la présence d’un jour férié le samedi 15 août. Chassé-croisé des vacances, laboratoires fermés, moins de patients potentiels se sont fait tester, moins aussi de remontées des résultats. Et l’équation est simple : moins de tests = moins de nouveaux cas détectés.
Les données détaillées de Santé publique France pour le nombre de tests réalisés la journée du 15 août ne sont pas encore disponibles ce 17 août au soir. »
Lettre ouverte à Monsieur Larrivé, député de l’Yonne
Votre invitation autour d'un buffet bourguignon : ouvrez le ban !
Monsieur,
Je reçois votre lettre du 24 juillet accompagnée d'un article du Figaro titré « Je souhaite que le chef de l'État et le gouvernement réussissent ». Permettez-moi de vous exprimer ma plus totale réprobation.
L’engagement fondateur de votre existence politique relève d'un parti, Les républicains, et de son corpus d’idées, ce par l’entremise d'électeurs qui vous ont envoyé à l'Assemblée Nationale. Vous leur en êtes redevable, vous les trompez et vous vous trompez en faisant "la danse du ventre" devant Macron, ancien ministre du socialiste Hollande. L'espoir de voir décoller votre carrière politique vous mène à toutes les trahisons, même si vous habillez votre reniement de belles intentions ou saisissez l'opportunité d'une crise pour travestir votre déloyauté. Cette manœuvre ne trompe personne et constitue une forme de lamentable coming out politique.
Vous et d'autres élus prenez la responsabilité de détricoter tout un pan de l'opposition de Droite qui en sortira rincée, décomposée, peut-être même marginalisée.
Qui tirera "les marrons du feu" ? Les partis de l’extrême-gauche (LFI & EELV) où bien encore le RN qui apportera sur un plateau la présidence, in fine, à Macron ?
C’est bien là votre pari, tout miser sur Macron pour un deuxième mandat vous ouvrant, pensez-vous, les portes du pouvoir et des ministères. Quel lamentable jeu politicien, quel cynisme...
Vous n'avez pas eu de mots assez durs pour Macron et sa politique, écrivant même il y a seulement dix-huit mois un livre « Le coup d'état Macron », pour aujourd'hui le célébrer. Quelle préface donniez-vous à votre livre ?
« Plus d’un an après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le moment est venu de démontrer et dénoncer la logique de son règne : celle d’un coup d’État insidieux, par lequel le Prince cherche à accaparer, mois après mois, tous les pouvoirs de l’État.
Sa présidence égocratique est celle d’une régression antidémocratique : un principat concentré dans les mains d’un homme et des palatins qui composent sa cour. Et parce qu’il est le premier lieu du pluralisme et de la défense des libertés, le Parlement est aussi le premier à être attaqué.
Mais l’étrange coup d’État Macron aboutit à un paradoxe : le président de la force est celui de la faiblesse. Tandis que le Prince s’empare de la République, la nation est fracturée par l’impuissance de l’État à protéger vraiment les Français et à dessiner notre avenir. Pour que la France se réconcilie avec elle-même, il faut préparer, dès maintenant, l’après-Macron. »
Votre posture actuelle n’en est que plus ignoble et représente une forme de parjure.
Vous qui avez voté contre le projet de loi relatif à la bioéthique en première lecture, n'étiez même pas présent dans l’hémicycle pour la deuxième lecture. Lamentable attitude. Cette loi est fondamentalement mauvaise et vous trouve déjà consentant, prêt à n'importe quoi pour fouler les marches du pouvoir.
Je ne suis encarté Les Républicains qu’automatiquement par mon adhésion à Sens Commun. Tout cela est bien fini avec un amer sentiment de trahison, un grand vide politique et le sentiment d'une duperie de plus.
Et vous osez revendiquer votre présidence de la Fédération LR de l'Yonne ! Pourquoi ne pas rejoindre le parti macronien puisque vos idées vous y inclinent ? Pour garder deux fers au feu ? Soyez cohérent, soyez courageux, allez au bout de vos idées !
Soyez néanmoins rassuré, vous aurez toujours le soutien de la majorité de vos collègues icaunais, des électeurs et militants sans colonne vertébrale politique qui rougissent de plaisir aux petites attentions du gentil Guillaume. Le buffet bourguignon auquel vous m'invitez le 17 septembre relève tout à fait de ce racolage électoral lamentable, je n’y participerai pas.
Monsieur le député Larrivé, préférer votre carrière personnelle au redressement de la France vous apportera des honneurs mais vous aura fait perdre le vôtre.
Recevez mes plus sincères condoléances pour cet honneur perdu.
Jean-Luc Boulard,
Projet de loi relatif à la bioéthique : communiqué de Monseigneur Marc Aillet.
Communiqué de Monseigneur Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, en date du 18 juillet 2020
En dépit de la crise sanitaire du coronavirus et des graves difficultés économiques et sociales qui en découlent (récession, faillites en chaîne, explosion prévisible du nombre de demandeurs d’emploi, etc.), le Président de la République a souhaité prolonger jusqu’au 31 juillet la session extraordinaire du Parlement en vue de l’examen, en seconde lecture, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la bioéthique. Le Président de la République et le gouvernement font ainsi de l’adoption de ce texte une priorité absolue, contrairement à l’écrasante majorité de nos concitoyens qui, dans le contexte actuel, sont 71% à penser que ce projet de loi devrait être suspendu ou retiré… ou qui ne sont que 1% à considérer que la procréation médicalement assistée pour les femmes seules et les couples de femmes est une priorité, selon une enquête IFOP réalisée du 12 au 15 juin 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 1005 personnes…
Ce parti-pris en dit long sur les présupposés idéologiques qui semblent inspirer l’action des pouvoirs publics, comme sur l’influence prédominante qu’exercent, au sein de la classe politique et des milieux dirigeants, certains lobbies, pourtant ultra-minoritaires.
Faut-il rappeler que l’ouverture, sans motif thérapeutique d’infertilité, de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires comme aux couples de femmes, revient à priver délibérément les enfants ainsi conçus de toute possibilité de connaître leur père et leur filiation paternelle, en dépit de la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU ratifiée par la France selon laquelle tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux »(art 7-1) ?
Le projet de loi bioéthique sera examiné en séance publique à partir du 27 juillet à l’Assemblée nationale, mais les travaux de la « commission spéciale bioéthique » qui viennent de s’achever ont considérablement aggravé le contenu du texte que l’Assemblée nationale avait adopté en première lecture au mois d’octobre 2019 et que le Sénat avait profondément remanié en février dernier.
Ne reculant devant aucune transgression, les « apprentis-sorciers » de la « commission spéciale » sont en effet à l’origine d’un certain nombre de dispositions, qui se traduisent incontestablement par une « rupture anthropologique majeure ».
C’est ainsi que la « méthode ROPA » (« réception des ovocytes de la partenaire »), qui consiste à féconder l’ovocyte d’une femme avant de le réimplanter dans l’utérus de sa compagne, pour que l’une et l’autre puissent être reconnues comme étant la mère du même enfant, pourrait être légalisée, au prix d’un véritable éclatement de la maternité… A moins qu’il s’agisse d’une tactique visant à minimiser la gravité de la « PMA sans père » auprès des députés pour emporter plus facilement leur adhésion !
La commission spéciale entend également autoriser la création d’embryons transgéniques, c’est-à-dire la modification génétique des embryons humains, qui risque fort d’aboutir, à plus ou moins brève échéance, à la naissance d’enfants génétiquement modifiés.
Les membres de la commission ont encore la prétention d’autoriser la fabrication d’embryons chimères homme-animal, par insertion de cellules-souches humaines dans des embryons d’animaux.
L’élargissement du diagnostic préimplantatoire (DPI), c’est-à-dire du dépistage prénatal en vue de la destruction des embryons porteurs de certaines anomalies chromosomiques (telles que la trisomie 21) serait autorisé, à des fins ouvertement eugénistes.
Dans le même esprit, la commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale autorise l’autoconservation des ovocytes (sans raison médicale) afin d’inciter les femmes en âge de procréer à remettre à plus tard leur projet de maternité… par PMA. Elle valide la technique du « bébé médicament », qui consiste à permettre la naissance d’un embryon exempt d’anomalies en vue d’utiliser ses cellules pour soigner un frère ou une sœur. Elle a voté la suppression du délai de réflexion d’une semaine avant une IMG (« Interruption Médicale de Grossesse », qui peut être pratiquée jusqu’à la veille de la naissance). Elle prévoit enfin la transcription automatique à l’état civil des enfants nés à l’étranger d’une GPA (« Gestation pour Autrui »).
Dans ces conditions, qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain, réduit à un matériau disponible aux désirs égoïstes d’une minorité de privilégiés qui pèsent sur le marché, ou à des fins de recherche médicale, quand on prétend par ailleurs déployer tant d’énergies pour sauvegarder les espèces animales au nom de la protection de l’environnement ?
Comment ne pas manifester son indignation devant ce qui apparaît comme un passage en force, en plein cœur de la torpeur estivale, alors qu’après l’épreuve du confinement, les français sont en quête de détente et d ‘évasion ? Il est même à craindre que la psychose entretenue par la classe politico-médiatique autour d’une hypothétique deuxième vague de l’épidémie, conduisant à la mise en œuvre autoritaire de moyens disproportionnés pour lutter contre la pandémie, serve à détourner l’attention des citoyens de ces basses manœuvres politiques. Pourquoi en effet le Premier Ministre, dans son Discours de politique générale, omet-il d’évoquer le projet de loi bioéthique, alors qu’il est traité en urgence à l’Assemblée nationale ?
Faut-il que la conscience de nos contemporains soit à ce point anesthésiée pour ne plus savoir prendre la mesure de la gravité de telles transgressions destructrices de la dignité de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable ? Pourra-t-on longtemps encore offenser le Créateur en son dessein de sagesse et d’amour ?
Dans son encyclique « Evangile de la Vie », sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine (25 mars 1995), saint Jean Paul II écrivait, en glosant l’épitre de saint Paul aux Romains : « Une grande partie de la société actuelle se montre tristement semblable à l'humanité que Paul décrit dans la Lettre aux Romains. Elle est faite d'« hommes qui tiennent la vérité captive dans l'injustice » (1, 18): ayant renié Dieu et croyant pouvoir construire sans lui la cité terrestre, « ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements », de sorte que « leur cœur inintelligent s'est enténébré » (1, 21); « dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous » (1, 22), ils sont devenus les auteurs d'actions dignes de mort et, « non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent » (1, 32). Quand la conscience, cet œil lumineux de l'âme (cf. Mt 6, 22-23), appelle « bien le mal et mal le bien » (Is 5, 20), elle prend le chemin de la dégénérescence la plus inquiétante et de la cécité morale la plus ténébreuse ».
« Cependant, ajoutait-il, toutes les influences et les efforts pour imposer le silence n'arrivent pas à faire taire la voix du Seigneur qui retentit dans la conscience de tout homme ; car c'est toujours à partir de ce sanctuaire intime de la conscience que l'on peut reprendre un nouveau cheminement d'amour, d'accueil et de service de la vie humaine » (n. 24).
Il ne manque pas d’hommes et de femmes de bonne volonté, dont la conscience est droite, et qui par leur témoignage, parfois héroïque, contribueront au Réveil des consciences.
+ Marc Aillet
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron,
le 18 juillet 2020











