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Réac-action

Meurtre d'Agathe Hilairet, l'horreur continue.

12 Septembre 2025 , Rédigé par JLB89

L'homme placé en garde à vue, jeudi 11 septembre dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'Agathe Hilairet, dans la Vienne, a  été mis en examen. Déjà condamné pour viols et agression sexuelle dans le passé, il a reconnu les faits.
Le suspect avait été condamné en 1994 à douze ans de réclusion pour des faits de viol commis sous la menace d'une arme, il venait de purger une nouvelle peine prononcée en 2004, condamné à 30 ans de réclusion criminelle (source BFM TV).   2004 + 30 ans = 2034, cherchez l'erreur..

L’intuition du Père R.-L. Bruckberger, il y aura bientôt quarante ans, semble bien s’avérer exacte : « L’abolition de la peine de mort est une régression décisive de civilisation, une invitation irrésistible à retourner à l’anarchie instinctive de l’animalité »
L'édifice judiciaire censé protéger la société se fissure et s'effondre progressivement. La perpétuité n'existe plus, les peines s’édulcorent avec une Justice maniant subtilement confusion des peines, réductions et amnisties diverses sans parler des libérations conditionnelles pour raison de santé.
Les familles des victimes, lorsqu’elles sont confrontées au drame,  découvrent alors brutalement la vacuité totale de notre système pénal.
Entre deux hoquets d'horreur vite réprimés, il semble malheureusement s'installer dans l'opinion publique, une résignation, une banalisation, un sentiment d'impuissance…

Ces familles détruites réclament une vraie justice à la hauteur de ces crimes abjects et effrayants. 
Le rétablissement (et l'application) de la peine de mort constituerait, de nouveau, la clé de voûte du système pénal et un message fort. Le débat mériterait d'être remis sur la place publique, démocratiquement cette fois…

 

Jean-Luc BOULARD

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Massacre de chrétiens dans l'indifférence...

11 Septembre 2025 , Rédigé par JLB89

Personne n'en parle...


Une violente attaque a de nouveau frappé la République Démocratique du Congo dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025. Dans le village de Ntoyo au Nord-Kivu, à l’est du pays, au moins 71 personnes ont été tuées lors de funérailles par des membres du groupe rebelle des Forces Démocratiques Alliées rattachées à l’État islamique.
Pourquoi ce silence ?

 

Source : Un nouveau massacre glaçant en RDC en pleines funérailles

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Mères porteuses, à propos de la “GPA éthique”

5 Septembre 2025 , Rédigé par JLB89 Publié dans #Ethique

Le coup de gueule de Sylviane Agacinski

à propos de la “GPA éthique”

Domitille Farret d'Astiès - publié le 04/09/25

Interrogée ce jeudi 4 septembre lors de la Grande Matinale de France Inter, la philosophe et membre de l’Académie française Sylviane Agacinski a violemment dénoncé la "GPA éthique".

Alors que l’entourage de Gabriel Attal a annoncé le 21 août lors d’un échange avec la presse que la question de la légalisation d’une "GPA éthique" serait discutée dans le cadre d’une "convention thématique", la philosophe Sylviane Agacinski était ce jeudi 4 septembre l’invitée de Nicolas Demorand lors du débat de la Grande Matinale, face à Daniel Borrillo, juriste spécialiste de bioéthique. L’occasion pour la philosophe et membre de l’Académie française, auteur de L’Homme désincarné et de Corps en miettes, d’affirmer à nouveau sa position sur la "GPA éthique". Rappelant que ce débat existe depuis plus de trente ans et s’appuyant sur l’expression selon elle plus justifiée de "mère porteuse", elle a commencé par dénoncer "ce terme qui est fait pour masquer la chose" : "pour moi, c’est absolument comme si on disait un esclavage éthique", a-t-elle lancé sans ambages.

Les choses peuvent se donner ou se vendre, les personnes n’ont pas de prix.

"L’esclavage n’a pas été simplement aboli parce que les esclaves étaient maltraités, malheureux : il a été aboli pour une raison très simple, c’est qu’on ne peut pas confondre juridiquement – c’est un des piliers du droit et de l’éthique – les personnes et les choses : les choses peuvent se donner ou se vendre, les personnes n’ont pas de prix". Face à Daniel Borrillo défendant "une pratique strictement encadrée médicalement et juridiquement", la philosophe a fustigé une instrumentalisation de la personne manifeste : "la maternité ne peut ni s’acheter ni se vendre car cela revient à acheter ou vendre également un bébé".

Pour elle, cette utilisation du corps de la femme est un abus. "La GPA, c’est un abus absolu, et c’est pourquoi je refuse avec beaucoup d’autres le terme de GPA qui nous fait croire que l’on utilise tout simplement le ventre d’une femme". Convoquant l’expression américaine womb for rent, soit littéralement "utérus à louer", elle poursuit en expliquant que le mot gestation en France a été fait "pour remplacer le mot mère porteuse, pour barrer le mot mère, pour supprimer la maternité, pour supprimer l’idée que la mère porteuse était une vraie mère". Et de développer : "on est dans une instrumentalisation, non pas de son utérus, mais de sa vie toute entière !". Une femme qui est enceinte l’est "de la tête aux pieds, du soir au matin, neuf mois sur neuf, avec cette communication à l’enfant".

Alors qu’un rapport de l’ONU publié le 23 août condamne fermement la pratique de la GPA "sous toutes ses formes" au nom de la défense des droits des femmes et des enfants, la philosophe rappelle qu’il "s’agit de la femme enceinte et de l’enfant : qu’on le donne ou qu’on le vende, on le traite comme un objet, on fait une convention sur la tête d’un futur enfant, ce qui est absolument contraire aux droits fondamentaux de la personne humaine et de la femme […]. Il s’agit d’un abus intrinsèque."

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