Monsieur le Consul général Jean Raspail, les Patagons vous saluent !
Ce matin à 10 heures mercredi 17 juin 2020), l’église Saint-Roch était pleine pour rendre un dernier hommage à l’écrivain et aventurier Jean Raspail. Après un silence solennel, le cercueil recouvert d’un drapeau patagon s’est avancé jusqu’au bas de l’autel. Ponctuées par de beaux chants grégoriens, les litanies latines du rite traditionnel catholique semblaient sorties d’un autre monde. Dans l’assemblée se mêlaient des figures politiques, comme Philippe de Villiers, des princes, comme le comte de Paris, ou encore des marins exhibant fièrement leur uniforme bleu marine. Tout ce beau monde était venu dire adieu à Jean Raspail, à la fois mari et père, aventurier et créateur. Point de témoignages larmoyants ou de panégyriques outranciers, seul un discours fut prononcé, pour rendre hommage à l’œuvre de l’écrivain : rédacteur en chef du Figaro littéraire, Étienne de Montety a égrené sous les voûtes de Saint-Roch les noms des créatures qui composent le convoi funèbre de Jean Raspail : à l’évocation de ses lectures, chacun souriait avec un peu de nostalgie.
En chaire, l’abbé Thierry Laurent a salué l’héroïsme, l’idéal et la charité du défunt. À 15 ans à peine, en pleine Occupation, il sillonnait les rues de Paris pour occuper une troupe de scouts : des deux côtés de son cercueil se tenaient des éclaireurs portant fièrement l’étendard des scouts d’Europe, en guise d’ultime hommage. L’idéal et l’héroïsme se retrouvent sans peine dans ses livres. Sans doute le Camp des saints est celui qui lui aura demandé le plus de courage. Parce qu’il posait dans ce roman dystopique la question des conséquences de l’immigration de masse, Jean Raspail s’est vu exclure de la République des lettres, celle du Quartier Latin et des auteurs bien-pensants. « On ne pardonnera jamais à Jean Raspail le Camp des saints », a conclu le prêtre. Dans une interview accordée au Figaro, Sylvain Tesson regrette que la complexité à la fois humaine et littéraire de Jean Raspail passe à la trappe : il faut dire que l’époque est peu encline à la nuance.
Après le Camp des saints, Raspail publiait en 1981 Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie : ce roman exhumait l’histoire de cet homme parti de France dans les années 1860 pour aller conquérir la Patagonie, région d’Amérique du Sud. Après s’être autoproclamé consul de Patagonie, Jean Raspail eut la surprise de recevoir des centaines de lettres de lecteurs souhaitant être inclus dans cette aventure : avant d’être à droite, Jean Raspail était un rêveur, monarchiste par idéal et nostalgie, loin des ambitions politiques. Enfin, son dernier ouvrage, Miséricorde, reprend l’histoire d’un prêtre qui tua sa maîtresse enceinte. Cette interrogation sur la question du salut résonne comme l’ultime testament du consul général.
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L’actualité du mercredi 17 juin 2020 : dans la lettre quotidienne de Valeurs Actuelles
Jean-Luc BOULARD
Vice-consul de Patagonie à Sens,
Président de la Société Royale d'Horticulture Patagone,
Darmanin ministre de l'Intérieur : le comble de la perversité !

Darmanin : et pour l'impunité, qu'est-ce qu'on dit ? Merci Macron...
La cour d'appel de Paris a ordonné mardi 9 juin 2020 la reprise des investigations concernant une accusation de viol en 2009 visant le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.
La Cour de cassation avait ordonné en novembre 2019 à la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris de réexaminer la validité du non-lieu dont avait bénéficié en 2018 M. Darmanin, accusé par une femme, Sophie Patterson-Spatz, de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance (l'AFP jeudi 11 juin 2020 de sources concordantes).
La plaignante se serait adressée à l'époque à celui qui était alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation datant de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. L'élu lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie en échange de faveurs sexuelles.
Le SMS envoyé par Gérald Darmanin à la plaignante selon des éléments du dossier que l’AFP a consulté est sans ambiguité : « Abuser de sa position ! Pour ma part, c’est être un sale con !!! (...) Quand on sait l’effort qu’il m’a fallu pour avoir une relation sexuelle avec toi !!! Pour t’occuper de mon dossier », écrit Mme Spatz-Patterson, la plaignante. « Tu as raison, je suis sans doute un sale con. Comment me faire pardonner ? » avait répondu M. Darmanin. « À l’époque et selon cet échange désormais public, il a au minimum reconnu avoir abusé de sa position », estime Élodie Tuaillon-Hibon, l’une des avocates de Sophie Spatz-Patterson.
Une deuxième accusatrice, "Sarah", avait porté plainte pour «abus de faiblesse», affirmant que l’élu lui avait demandé des faveurs sexuelles en échange d’un logement, procédure également classée sans suite par le parquet de Paris au printemps 2018. (Libération le 14 11 2019)
Armé d'une batterie d'avocats, il joue désormais la montre afin de détecter la faille juridique pour échapper au sort du commun des mortels, à savoir payer sa dette à la société en cas d'infraction à la loi.
À deux reprises, Darmanin a tenté de jouer de son entregent politique pour glisser des femmes dans son lit, ce que ne conteste d'ailleurs pas l'intéressé.
Pour ces dernières, le plaisir aura dû être de courte durée et probablement en deçà des espoirs matériels attendus puisqu’elles intentent des procédures judiciaires.
Le brigandage politique et les mœurs douteuses de Darmanin, dont on ne sait plus d’ailleurs à quel parti il appartient, en est le symbole, alors même que la population aspire à être dirigée par des personnalités moralement irréprochables.
Comment expliquer qu'il soit nommé à l'Intérieur ? Il pilotera les fonctionnaires chargés d'enquêter sur son affaire ! Même s'il est disculpé de viol, il reste prédateur sexuel, même inattaquable, moralement ses mœurs restent bien inadmissibles.
Fallait-il, en connaissance de cause, nommer un prédateur sexuel ministre de l'Intérieur, c'est à dire "premier flic de France ?
Comment les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber toujours dans les travers qu’ils dénonçaient hier ?
Où est cette République exemplaire ?
Le peut-elle ?
Jean-Luc Boulard,

