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Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

21 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

 

 

Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

 

Ferrand au perchoir : le mirage de la République exemplaire…

 

 

 

Richard Ferrand n'aura pas eu l'élection de maréchal qu'il escomptait pour obtenir le perchoir de l'Assemblée nationale

 Normal le quatorzième président de l'Assemblée et quatrième personnage de l'État a déjà les mains sales et une moralité des plus douteuses

 Qu’on en juge. Alors qu’il est directeur général des Mutuelles de Bretagne, poste clé dans l'organigramme, il convainc son conseil d'administration de louer un local à Brest pour ouvrir un centre de soins, local qu’il se charge de trouver.

 A cette fin il fait acheter à la SCI tout juste déclarée et détenue par sa concubine, un local dont le prix d'achat sera remboursé en dix ans par le loyer annuel consenti par la mutuelle. Ne prêtant qu’aux riches, une banque consent un prêt qui couvre intégralement l’investissement et les frais de notaire. Au passage, les travaux d'aménagement intérieur seront réalisés au frais de la mutuelle, il n’y a pas de petits profits !

 Une affaire de rêve, acquérir en dix années un bien immobilier d’environ un demi-million d’euros, sans investir un seul centime et sans risque…

 Pourquoi n’a-t-il pas fait profiter son employeur de ses talents de spéculateurs immobilier au lieu de s'enrichir sur le dos des mutualistes ?

 Pour compléter son profil de profiteur, on retiendra qu'il gratifiera son ex-femme de quelques marchés d'aménagement de locaux gérés par les Mutuelles de Bretagne puis, pour faire bonne mesure, après son élection de député en 2012, il se verra octroyer une rémunération de chargé de mission à hauteur de 1250 € par mois par la nouvelle directrice générale des Mutuelles de Bretagne, bonne copine dont il embauchera ensuite le compagnon comme assistant parlementaire.« Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné »...

 Comme Fillon, il n'hésitera pas à solliciter son fils Émile pour quelques mois en remplacement d'un de ses assistants parlementaires

 Bref le profil type de l’affairiste bon teint, propre sur lui et très influent.

 Bien sûr, M. Ferrand fait l’objet d’une information judiciaire menée par le Parquet national financier pour "prise illégale d’intérêts". Comme tous les politiques enferrés dans des affaires, les Hulot, Pénicaud, Kohler, Benalla, Nissen, Darmanin, de manœuvres dilatoires en contorsions juridiques, il s’en sortira et pourra finalement prendre une posture de victime. Pour preuve, il a déjà laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas nécessairement s'il devait être mis en examen…

Le procureur de Brest avait bien ouvert une enquête préliminaire en juin 2017, classée sans suite en octobre !!! Il avait invoqué la prescription s’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts et jugé que les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’étaient « pas constituées ». Les copains et les coquins... [NDLR de 13/09/2019]

 Comment les députés, les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber dans les travers qu’ils dénonçaient hier ? Où est cette République exemplaire ? 

 Pour le député PS Luc Carvounas, c'est la marque d'une « République des coquins et des copains ».C’est un connaisseur, ancien ami politique, qui le dit !

  

 Jean-Luc Boulard,

   Sens le 18 Septembre 2018 

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Avortement : « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

12 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

Magnifique et courageux témoignage de Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof)

Suivant un article de Miguel Medina de l’AFP publié le mercredi 12 septembre 2018, concernant la clause de conscience qui permet aux gynécologues de refuser de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (avortement), l’article de cette agence d’information que l’on ne peut soupçonner de partialité pro-vie est à lire attentivement tant ce témoignage me parait fort. Je cite donc cet article :

"Interrogé par une journaliste de l'émission de Quotidien sur TMC, mardi 11 septembre, Bertrand de Rochambeau, gynécologue mais aussi président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), a expliqué qu'il refusait désormais de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG). 

« Je me lève à n'importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus », a expliqué Bertrand de Rochambeau à la journaliste Valentine Oberti. « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a-t-il ajouté.

La journaliste lui fait alors remarquer que « ce n'est pas un homicide de faire une IVG ». « Si, madame », répond le gynécologue. Valentine Oberti rappelle alors qu'un IVG n'est pas considéré comme un homicide dans le code pénal. « Ça, c'est son opinion. Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion. Et si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi », répond le médecin. 

Selon l'article L2212-8 du Code de la santé publique, "un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG", de même qu'"aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir" à cet acte médical. Dans le cas où le médecin refuse, il est tenu de "communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention".

Si les gynécologues ont une clause de conscience qui leur permet de refuser de pratiquer des IVG, la déclaration du président du Syngof n'a pas manqué de faire réagir. 

   Le 26 juillet dernier, lors des questions au gouvernement au Sénat, la sénatrice socialiste Nadine Grelet-Certenais, avait déclaré qu'il était "intolérable" que des médecins refusent de pratiquer l'IVG en "faisant valoir des réticences d'ordre personnel ou éthique".

   Un témoignage encore plus fort parce qu’il n’émane pas du réseau pro-vie, mais d’un médecin confronté à l’acte. Un message d’une grande clarté doublé de sobriété.

   Merci Monsieur le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France. Honte à cette sénatrice socialiste Grelet-Certenais qui ignore encore que ce qui est légal n'est pas forcément moral et que chacun doit pouvoir agir en conscience. Qu'elle médite l'adage « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Malheureusement, dans l'univers politique, on est souvent démuni des deux...

  Précieuse, exemplaire et courageuse prise de position...

Jean-Luc Boulard

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De l'ambiguïté des décisions de justice

4 Septembre 2018 , Rédigé par JLB89

De l'ambiguïté des décisions de justice

 

De l'ambiguïté des décisions de justice

 

 

 

Les bonnes nouvelles se succèdent pour les personnalités politiques impliquées dans des affaires plus ou moins sordides.

Pour l’actuel gouvernement et les Hulot, Ferrand, Pénicaud, Kohler, Benalla, Nissen, Darmanin, l’heure est au non lieu ou à l'enlisement des procédures.

Armé d'une batterie d'avocats, chacun de détecter la faille juridique pour échapper au sort du commun des mortels, à savoir payer sa dette à la société en cas d'infraction à la loi.

Si l’on ne peut récuser la bonne foi de la Justice, les décisions d'un non-lieu, d’un classement sans suite, d’une relaxe pour vice de procédure ou prescription des faits, ne feront pas pour autant de ces personnalités des modèles de vertu.

 

Le dernier épisode judiciaire en date, celui de Monsieur Darmanin, en témoigne. Quand bien même l'appréciation juridique de ses comportements n’impliquerait pas de chef d'accusation de nature à le traduire devant le tribunal, il n'en reste pas moins qu'à deux reprises son entregent politique lui a permis de glisser des femmes dans son lit, ce que ne conteste d'ailleurs pas l'intéressé.

Pour ces dernières, le plaisir aura dû être de courte durée et probablement en deçà des espoirs matériels attendus puisqu’elles intentent des procédures judiciaires toujours pénibles à vivre, en particulier lorsqu’elles sont déboutées de leurs plaintes.

S’installe alors dans l'esprit de la population une méprise, une ambiguïté laissant croire qu’échapper à la justice vaut un brevet de bonne moralité.

 Désolé, ce qui est légal n'est pas forcément moral.

 Le brigandage politique et les mœurs douteuses de ce jeune Darmanin, dont on ne sait plus d’ailleurs à quel parti il appartient, en est le symbole, alors même que la population aspire à être dirigée par des personnalités moralement irréprochables.

Toute l’ambiguïté d’une décision de justice…

 

Jean-Luc Boulard

 Sens, le mardi 4 septembre 2018

 

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