Ferrand : le mirage de la République exemplaire…
Ferrand : le mirage de la République exemplaire…
Le quatorzième président de l'Assemblée et quatrième personnage de l'État a déjà les mains sales et une moralité des plus douteuses... Qu’on en juge.
Alors qu’il est directeur général des Mutuelles de Bretagne, poste clé dans l'organigramme, il convainc son conseil d'administration de louer un local à Brest pour ouvrir un centre de soins, local qu’il se charge de trouver.
A cette fin il fait acheter à la SCI tout juste déclarée et détenue par sa concubine, un local dont le prix d'achat sera remboursé en dix ans par le loyer annuel consenti par la mutuelle. Ne prêtant qu’aux riches, une banque consent un prêt qui couvre intégralement l’investissement et les frais de notaire. Au passage, les travaux d'aménagement intérieur seront réalisés au frais de la mutuelle, il n’y a pas de petits profits !
Une affaire de rêve, acquérir en dix années un bien immobilier d’environ un demi-million d’euros, sans investir un seul centime et sans risque…
Pourquoi n’a-t-il pas fait profiter son employeur de ses talents de spéculateurs immobilier au lieu de s'enrichir sur le dos des mutualistes ?
Pour compléter son profil de profiteur, on retiendra qu'il gratifiera son ex-femme de quelques marchés d'aménagement de locaux gérés par les Mutuelles de Bretagne puis, pour faire bonne mesure, après son élection de député en 2012, il se verra octroyer une rémunération de chargé de mission à hauteur de 1250 € par mois par la nouvelle directrice générale des Mutuelles de Bretagne, bonne copine dont il embauchera ensuite le compagnon comme assistant parlementaire.« Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné »...
Comme d’autres, il n'hésitera pas à solliciter son fils Émile pour quelques mois en remplacement d'un de ses assistants parlementaires
Le procureur de Brest avait bien ouvert une enquête préliminaire en juin 2017, classée sans suite en octobre !!! Il avait invoqué la prescription s’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts et jugé que les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie n’étaient « pas constituées ».
La « République des coquins et des copains » ! Dixit le député socialiste Luc Carvounas, un connaisseur et ancien ami politique !
Comment les députés, les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber toujours dans les travers qu’ils dénonçaient hier ? Où est cette République exemplaire ?
Jean-Luc Boulard,
vendredi 13 septembre 2019
Agression mortelle au couteau survenue samedi soir à Villeurbanne
Voici les premières réactions politiques à l'agression mortelle au couteau survenue samedi soir à Villeurbanne, dans l'agglomération lyonnaise, admirez les variations sur un même thème, une même info !
Cela va de l’hommage aux pompiers, à la Police qui veille, au pauvre Afghan, etc...
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national: « De nationalité afghane, l'un des suspects de l'attaque au couteau de Villeurbanne est par ailleurs un demandeur d'asile. La naïveté et le laxisme de notre politique migratoire menacent gravement la sécurité des Français ! »
Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France: « J'apprends que l'auteur de l'attaque au couteau à Villeurbanne est un demandeur d'asile afghan. Combien de temps les Français devront-ils encore supporter le laxisme migratoire du gouvernement ? »
Bruno Bonnell, LREM: « Les informations qu'on a à ce stade montreraient que c'est plutôt un acte isolé d'une personne qui était en recherche d'asile, venant d'un pays très éloigné de la France, l'Afghanistan, peut-être qui a vécu des choses terribles sur son voyage ou là-bas, et qui n'a peut-être pas supporté beaucoup de choses et qui rentre dans une crise de démence. Il faut faire attention de ne pas réagir à chaud pour ne pas stigmatiser des populations ».
Patrick Kanner, PS: « Agression à Villeurbanne: un mort et plusieurs blessés. Un bilan terrible qui a démontré une nouvelle fois l’efficacité des sapeurs pompiers, toujours en première ligne pour nous protéger. »
Julien Aubert, LR : « Il faut revoir de fond en comble ce droit qui est dévoyé, pour le réserver aux vraies victimes et ne pas en faire une passoire d’immigration illégale. Que la France demande à la justice afghane de régler elle-même le cas de son ressortissant ! »
Christophe Castaner : « la police nationale est mobilisée, sous l’autorité du procureur de la République, pour faire toute la lumière sur l’agression » et que « [ses] premières pensées vont aux proches et à la famille du jeune homme qui a perdu la vie ».
Le procureur de la République de Lyon : « Il s'agirait d'un homme de nationalité afghane connu sous deux identités différentes, avec trois dates de naissance déclarées. Il serait âgé de 33, 31 ou 27 ans »
Des artistes nos politiques !
« Cette école que le monde nous envie… »
Le débat sur la suppression de l’ENA est lancé. On a ouvert les vannes, bien françaises, du discours qui permet aux flots des opinions de se déverser dans la presse et sur les ondes. En avant le bla-bla récurrent ! Parmi les opinions sur l’ENA (Ecole nationale de l’Administration), il y en a une absolument merveilleuse qui nous est assénée comme une litote : « Cette école que le monde nous envie… ». Pas moins… et pas plus ! Car, on ne peut pas aller plus haut dans la sotte vanité…
TRIBUNE : Effectivement, nous avons vraiment matière à pérorer. Voyons la réalité française depuis 1974 : lors de l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, il y avait 700 000 demandeurs d’emploi. Le dernier budget de l’État était alors en équilibre ; quant à la dette de la France, elle était nulle ou insignifiante. Oui, mais maintenant ?
Le nombre de chômeurs toutes catégories confondues excède les 5 millions de personnes, sans oublier tous ceux qui passent à la trappe des statistiques. La dette de la France atteint 2 200 milliards d’euros tandis que les prélèvements de l’État ont dépassé les mille milliards d’euros. Bref : la France peut prétendre au titre peu glorieux de champion du monde des prélèvements.
En l’espace de quarante ans, le pays a perdu trois millions d’emplois industriels. Le chômage des jeunes s’élève à 23 % et plusieurs centaines de milliers de jeunes sortent du système scolaire sans la moindre qualification tandis qu’un tiers des élèves qui entrent en sixième ne maîtrisent pas la lecture ! Dans le classement Pisa sur l’éducation (une référence dans le domaine), la France se situe parmi les plus mauvais élèves de l’Europe.
Ne parlons pas de la précarité ! Elle ne cesse de progresser : 80 % des nouveaux contrats pour les jeunes sont des CDD. La pauvreté touche neuf millions de personnes et elle se répercute de génération en génération.
Pourtant, ironie du sort, la classe dirigeante de la sphère politique et la haute administration sont issues depuis longue date de l’ENA, « cette école que le monde nous envie ». Il doit y avoir une erreur quelque part !
« Maintenant, je suis tranquille après l’obtention du concours d’admission… »
La critique essentielle faite à l’ENA repose sur ce constat : 70 % de ses élèves sont issus de milieux privilégiés. 10 % possèdent des origines paysannes et 6 % sont enfants d’ouvriers. Il est clair que les classes sociales sont endogènes depuis l’Antiquité. Seule la IIIème République, à ses débuts, a commencé d’inverser ce phénomène : c’est la grande époque « des hussards noirs de la République ».
Mais on passe à côté de l’essentiel. On se trompe totalement de diagnostic, on ne voit pas l’évidence.
La question est la suivante : on considère en France que les aptitudes scolaires sont la quintessence de l’homme, de l’existence, de la vie. On adoube des jeunes gens de 23 ans comme on adoubait autrefois des chevaliers, à vie. À la veille de la Révolution, Beaumarchais faisait dire par Figaro au Comte Almaviva : « Vous ne vous êtes donnés que la peine de naître… ». Avec l’ENA, on a légèrement changé le discours : « Vous ne vous êtes donnés que la peine de passer un concours. Maintenant à vous toutes les places pendant quarante ans, c’est-à-dire une carrière… ».
La Chine s’est éveillée. Mais pendant des siècles, elle a sombré dans la décadence. Beaucoup d’historiens et de sociologues attribuent cette déchéance au système mandarinal. Les mandarins passaient un concours très difficile. Il fallait, entre autres, connaître les 60 000 signes de l’écriture chinoise.
Puis les mandarins occupaient tous les postes à la Cour de l’empereur. Sur ce modèle on a créé le mandarinat français qui a pris la forme de l’ENA.
Un homme politique dit un jour à Jean-Jacques Servan-Schreiber qui proposait de changer ce système de castes par les concours : « Finalement, tu as raison. Quand j’ai réussi « l’épreuve d’admission », je me suis dit : « Maintenant je suis tranquille ! ».
Va-t-on surmonter le tsunami mondial ? Celui que représentent les technologies nouvelles et résister simultanément, à la formidable poussée industrielle et commerciale venue d’Extrême-Orient et, à l’Ouest, aux Américains dotés des GAFA, de Microsoft, de la Silicon Valley, d’une jeunesse qui ne vit que pour et par les start-up ?
Avec des mandarins français qui peuvent se dire après avoir passé un concours : « Maintenant, je suis tranquille ! ». Il est temps en effet de se poser la bonne question…
Emmanuel RACINE
Payer, toujours payer l’addiction fiscale
L'acte final du Grand déballage national va consister à prendre des mesures concrètes à partir d'une diarrhée verbale où tout et son contraire aura été consciencieusement consigné. Noyer le poisson est un art politique !
« Nous devons baisser les impôts » déclare sentencieusement Édouard Philippe. Fallait-il tout ce remue-méninge pour en arriver à cette conclusion ?
Du coup, les énarques se réveillent et imaginent immédiatement d’en relever certains autres pour compenser.
L'on apprend donc ainsi, de source bien informée (Le Monde), que l'absence de taxation du gazole non routier dont bénéficie le BTP pourrait être considérée comme une "niche fiscale" et donc qu’il conviendrait de l’assujettir à la TVA. Pourquoi-pas le gazole agricole ?
Baisser les impôts tout en dénichant de nouvelles taxes révèle une complète addiction à l'impôt.
Celle-ci serait évidemment répercutée et payée par le consommateur, dans le droit fil de ces "trente glorieuses fiscales" dont nous ne sommes décidément pas sortis.
Rien de nouveau sous le soleil de la Macronie...
Humour...
Quelques vieilles diapos numérisées !
https://photos.app.goo.gl/9quv1nxuQruF1CrZ7
sans trucage ni mise en scène...
Macron-Castaner discrédités à l'épreuve du pouvoir
Durant que le ministre de l'Intérieur s'amuse en boîte de nuit, que le président skie à La Mongie et que le reste de nos dirigeants disserte dans des parlottes à visée anesthésique, la mouvance anarcho-libertaire, parfois déguisée en gilet jaune, prépare ses émeutes tranquillement et met à sac une nouvelle fois tout un quartier de Paris emblématique de sa haine du riche. Le préfet de police dort sur ses étoiles...
Seules réactions de nos gouvernants : condamnations, imprécations, indignation, coups de menton et puis... rien ou presque.
Et on continue d’ergoter sur les termes d'une hypothétique loi anticasseurs, on essaie de s'endormir de mots et de débats alors que l’urgence est de rétablir l’ordre.
Lorsque l'écran de fumée du soi-disant débat national s'estompera, que faudra-t-il protéger ? Car il faut en être conscient, rien ne peut sortir de cette mascarade sauf une armée de citoyens abusés, trompés et déçus. A cet instant là, les professionnels de l'émeute et de la révolution anticapitaliste risquent d’être rejoints par le peuple en insurrection.
« Gouverner c'est prévoir », le parti majoritaire de l’assemblée nationale, le gouvernement et l'actuel chef de l'État sont inaptes, qu'ils en tirent les conclusions qui s'imposent…
Jean-Luc Boulard
Sens, le 17 mars 2019
Le grand déballage national : lettre à mon député.
Lettre à mon député,[1]
Permettez-moi, puisque l'heure est au débat national et aux cahiers de doléances, de vous exprimer mon sentiment sur trois points d'une inégale importance.
1 - Les personnes qui vous interpellent avec un gilet jaune sont celles que le système politique actuel, une représentation nationale bien verrouillée, ignore depuis des décennies. Une majorité de nos concitoyens n’est jamais représentée aux assemblées, victime d’un apartheid politique. Exemple symptomatique, le premier parti politique français, qualifié au deuxième tour des présidentielles, n'a quasiment pas de députés. Cela vaut pour d’autres partis. Cette injustice entretient un sentiment (qui est une réalité) de relégation d’une partie de la population qui trouve, enfin, dans ce mouvement, un écho à ses difficultés, voire ses souffrances. F. Hollande, sous lequel E. Macron servait il y a peu, parlait des « sans dents », la morgue policée de l’actuel gouvernement ne vaut guère mieux.
2 - Cette stupide limitation de vitesse à 80 km heure qui nous oblige à conduire de manière syncopée tant les variations sont rapprochées doit disparaitre. Je comprends bien l'intérêt financier que sous-tend cette mesure (doublement des infractions relevées par les radars à période équivalente) mais si vous souhaitez à juste titre faire diminuer la mortalité routière, améliorez les infrastructures et faites les contrôles routiers que la loi prévoit en terme d'alcoolémie et de stupéfiants. En termes d’efficacité, un automate ne remplacera jamais cette présence humaine au bord des routes.
3 - Un gel des retraites pour les deux prochaines années comme mesure de redressement économique est décrété. Etant en retraite depuis six ans, ma pension n'a absolument pas évolué durant ces années, elle a même été diminuée compte-tenu de l’augmentation de la CSG ! Une simple mesure de justice sociale exigerait une indexation automatique et annuelle sur le cours de la vie. Comme le relève l’Ifrap, « la France préfère utiliser la méthode du rabot (désindexation des retraites) plutôt que de se lancer dans des économies structurelles pourtant promises à la commission européenne ».
Et autres considérations :
Le gouvernement initie un contre-feu avec son Grand débat national qui n’a déjà plus de pilote depuis le retrait de Chantal Jouanno, laquelle reste néanmoins présidente de la Commission nationale du débat public à 14.666 euros brut mensuels… Quel foutoir !
Mais au fait, que fait-on du programme présidentiel d’E. Macron ? On le réécrit durant ce défouloir républicain, ce grand débat[llage] national ?
Jean-Luc Boulard
Sens le 09 janvier 2018
Le déshonneur d’un avocat - Me Geneste - Avocat au barreau de Sens
Le déshonneur d’un avocat
Un article de la presse locale (L’Yonne Républicaine du 7 novembre 2018) rapportant le jugement d'un homme poursuivi pour violences conjugales graves révèle la scandaleuse ligne de défense de son avocat, Gérard Geneste.[1]
Selon lui, le coupable serait lui-même victime de son appartenance antérieure à la Légion Etrangère laquelle « l’aurait formé pour tuer, pour frapper d'abord et s'expliquer après » et de conclure en incriminant notre Patrie en ces termes « doit-on le condamner pour ce que la France a fait de lui ?
Tous les anciens militaires apprécieront et se poseront probablement les mêmes questions que moi.
Cet avocat s'est-il interrogé sur le nombre de personnes au ban de la société qui ont, après intégration dans la Légion Etrangère et changement de patronyme, retrouvé le droit chemin, l'honneur et la reconnaissance de la Nation souvent au prix de leur vie ?
Combien, par leur mort, ont assuré entre autres le confort bourgeois de cet avocat à la vision étriquée ?
Qu’avons-nous, nous-mêmes, appris durant notre service militaire sinon tuer pour ne pas être tué, défendre notre pays ou défendre des pays opprimés ?
Pourquoi jeter l'opprobre sur une institution, sur notre pays, en déresponsabilisant par là même un individu visiblement violent et déséquilibré ?
Combien de militaires, ou anciens militaires, cyniques et forts du précédent Geneste, pourraient désormais demander d'être absous des violences qu'ils pourraient être amenés à commettre?
Après un tel plaidoyer indigne d'un défenseur présumé du Droit, pervers en ce qu'il porte un opprobre facile sur la Légion Etrangère, laquelle n'a rien à faire dans ce prétoire, le légionnaire Senbati pourrait-il encore, s'il est à l'origine de la rhétorique de son avocat, regarder en face ses camarades de combat ?
Monsieur l'avocat votre plaidoirie est malhonnête, simpliste, irresponsable, diffamatoire et hors sujet. Vous n'avez aucune circonstance atténuante puisque dans votre profession et votre formation les mots ont encore un sens.
Jean-Luc Boulard,
Sens le 8 novembre 2018
"cliquez" sur l'image pour l'avoir en grandeur nature...





