Bachelot, entre trahison et reniement...
Dans la série des transfuges de Droite vers l’actuel président Macron (celui qui tua politiquement son mentor socialiste Hollande pour prendre sa place) Roselyne Bachelot, nommée ministre de la Culture. L’ancienne ministre de la Santé et des Sports de Sarkozy déclarait pourtant ne jamais souhaiter revenir en politique.
Celle qui baignait depuis dans les émissions "people" comme le Grand Journal, On n’est pas couché, Les grosses têtes de RTL, Touche pas à mon poste ! affirmait, péremptoire : « Je ne reviendrai pas, c’est une décision irrévocable que j’ai prise (…) la politique est une drogue, les gens le savent, et ils pensent que je suis gravement intoxiquée et que si on me fait une proposition, je l’accepterai. Et non ! » (Grand Journal en octobre 2016).
« Jamais vous ne reviendrez à la politique ? » la questionne t-on (On n’est pas couché en octobre 2017). « Jamais ! J’ai pris cette décision bien avant 2012, j’en avais fixé l’échéance. Je respecte en général mes engagements. » affirmait la femme politique.
Deux mois plus tard, au cours d’un entretien accordé au JT de France 3, de nouveau sur un éventuel retour en politique : « Le retour de Roselyne Bachelot en politique, c’est totalement inconcevable. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Il ne faut pas. Il faut que les choses soient irrémédiables, sinon elles n’ont pas de noblesse ».
Invitée au micro de La chaîne parlementaire, Roselyne Bachelot confiait également : « comme disait un de mes amis, tu aimes trop la culture pour en être la ministre. »
En 2016, parlant des remaniements ministériel en général (C à vous) elle assassinait Macron en déclarant : « Le remaniement, c’est la dernière arme des gens qui voient le pouvoir leur échapper. Et le seul pouvoir qui leur reste, c'est le pouvoir de nomination. Ils empaillent leur ministres sur les murs pour faire oublier leurs échecs ».
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis affirme le dicton... Preuve que l'on peut être imbécile et changer d'avis...
En attendant, l’électeur se détourne de ces jeux, la classe politique pleurniche beaucoup sur « la montée des populismes », ces reniements permanents en font le lit…
Jean-Luc Boulard
Monsieur le Consul général Jean Raspail, les Patagons vous saluent !
Ce matin à 10 heures mercredi 17 juin 2020), l’église Saint-Roch était pleine pour rendre un dernier hommage à l’écrivain et aventurier Jean Raspail. Après un silence solennel, le cercueil recouvert d’un drapeau patagon s’est avancé jusqu’au bas de l’autel. Ponctuées par de beaux chants grégoriens, les litanies latines du rite traditionnel catholique semblaient sorties d’un autre monde. Dans l’assemblée se mêlaient des figures politiques, comme Philippe de Villiers, des princes, comme le comte de Paris, ou encore des marins exhibant fièrement leur uniforme bleu marine. Tout ce beau monde était venu dire adieu à Jean Raspail, à la fois mari et père, aventurier et créateur. Point de témoignages larmoyants ou de panégyriques outranciers, seul un discours fut prononcé, pour rendre hommage à l’œuvre de l’écrivain : rédacteur en chef du Figaro littéraire, Étienne de Montety a égrené sous les voûtes de Saint-Roch les noms des créatures qui composent le convoi funèbre de Jean Raspail : à l’évocation de ses lectures, chacun souriait avec un peu de nostalgie.
En chaire, l’abbé Thierry Laurent a salué l’héroïsme, l’idéal et la charité du défunt. À 15 ans à peine, en pleine Occupation, il sillonnait les rues de Paris pour occuper une troupe de scouts : des deux côtés de son cercueil se tenaient des éclaireurs portant fièrement l’étendard des scouts d’Europe, en guise d’ultime hommage. L’idéal et l’héroïsme se retrouvent sans peine dans ses livres. Sans doute le Camp des saints est celui qui lui aura demandé le plus de courage. Parce qu’il posait dans ce roman dystopique la question des conséquences de l’immigration de masse, Jean Raspail s’est vu exclure de la République des lettres, celle du Quartier Latin et des auteurs bien-pensants. « On ne pardonnera jamais à Jean Raspail le Camp des saints », a conclu le prêtre. Dans une interview accordée au Figaro, Sylvain Tesson regrette que la complexité à la fois humaine et littéraire de Jean Raspail passe à la trappe : il faut dire que l’époque est peu encline à la nuance.
Après le Camp des saints, Raspail publiait en 1981 Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie : ce roman exhumait l’histoire de cet homme parti de France dans les années 1860 pour aller conquérir la Patagonie, région d’Amérique du Sud. Après s’être autoproclamé consul de Patagonie, Jean Raspail eut la surprise de recevoir des centaines de lettres de lecteurs souhaitant être inclus dans cette aventure : avant d’être à droite, Jean Raspail était un rêveur, monarchiste par idéal et nostalgie, loin des ambitions politiques. Enfin, son dernier ouvrage, Miséricorde, reprend l’histoire d’un prêtre qui tua sa maîtresse enceinte. Cette interrogation sur la question du salut résonne comme l’ultime testament du consul général.
Voir mes photos (Jean-Luc Boulard / mention à porter en cas de diffusion ou d'utilisation, libres de droits) en cliquant sur le lien ci-après :
https://photos.app.goo.gl/cmfMDScK5GiTY1tr6
L’actualité du mercredi 17 juin 2020 : dans la lettre quotidienne de Valeurs Actuelles
Jean-Luc BOULARD
Vice-consul de Patagonie à Sens,
Président de la Société Royale d'Horticulture Patagone,
Darmanin ministre de l'Intérieur : le comble de la perversité !

Darmanin : et pour l'impunité, qu'est-ce qu'on dit ? Merci Macron...
La cour d'appel de Paris a ordonné mardi 9 juin 2020 la reprise des investigations concernant une accusation de viol en 2009 visant le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.
La Cour de cassation avait ordonné en novembre 2019 à la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris de réexaminer la validité du non-lieu dont avait bénéficié en 2018 M. Darmanin, accusé par une femme, Sophie Patterson-Spatz, de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance (l'AFP jeudi 11 juin 2020 de sources concordantes).
La plaignante se serait adressée à l'époque à celui qui était alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation datant de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. L'élu lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie en échange de faveurs sexuelles.
Le SMS envoyé par Gérald Darmanin à la plaignante selon des éléments du dossier que l’AFP a consulté est sans ambiguité : « Abuser de sa position ! Pour ma part, c’est être un sale con !!! (...) Quand on sait l’effort qu’il m’a fallu pour avoir une relation sexuelle avec toi !!! Pour t’occuper de mon dossier », écrit Mme Spatz-Patterson, la plaignante. « Tu as raison, je suis sans doute un sale con. Comment me faire pardonner ? » avait répondu M. Darmanin. « À l’époque et selon cet échange désormais public, il a au minimum reconnu avoir abusé de sa position », estime Élodie Tuaillon-Hibon, l’une des avocates de Sophie Spatz-Patterson.
Une deuxième accusatrice, "Sarah", avait porté plainte pour «abus de faiblesse», affirmant que l’élu lui avait demandé des faveurs sexuelles en échange d’un logement, procédure également classée sans suite par le parquet de Paris au printemps 2018. (Libération le 14 11 2019)
Armé d'une batterie d'avocats, il joue désormais la montre afin de détecter la faille juridique pour échapper au sort du commun des mortels, à savoir payer sa dette à la société en cas d'infraction à la loi.
À deux reprises, Darmanin a tenté de jouer de son entregent politique pour glisser des femmes dans son lit, ce que ne conteste d'ailleurs pas l'intéressé.
Pour ces dernières, le plaisir aura dû être de courte durée et probablement en deçà des espoirs matériels attendus puisqu’elles intentent des procédures judiciaires.
Le brigandage politique et les mœurs douteuses de Darmanin, dont on ne sait plus d’ailleurs à quel parti il appartient, en est le symbole, alors même que la population aspire à être dirigée par des personnalités moralement irréprochables.
Comment expliquer qu'il soit nommé à l'Intérieur ? Il pilotera les fonctionnaires chargés d'enquêter sur son affaire ! Même s'il est disculpé de viol, il reste prédateur sexuel, même inattaquable, moralement ses mœurs restent bien inadmissibles.
Fallait-il, en connaissance de cause, nommer un prédateur sexuel ministre de l'Intérieur, c'est à dire "premier flic de France ?
Comment les responsables politiques aux affaires peuvent-il retomber toujours dans les travers qu’ils dénonçaient hier ?
Où est cette République exemplaire ?
Le peut-elle ?
Jean-Luc Boulard,
StopCovid : Non au flicage généralisé de la population...
A la veille du dé-confinement, « refuser l’application StopCovid revient à remettre en question notre système de santé » pleurniche le directeur du comité d’éthique du CNRS, principe que va certainement reprendre en bêlant notre représentation nationale et nos politiques qui, jusqu'à présent et dans cette affaire comme dans d’autres n'ont su que montrer improvisation, incurie et mépris des libertés publiques.
« Vivre libre ou mourir », telle était la devise de la Révolution française (que je ne porte pas spécialement dans mon cœur question libertés !).
Non au flicage généralisé de la population, si ce n'est fait.
Plus inquiétant pour l’état mental de la population, on a l'impression que la majorité des Français en redemandent... Réagissons...
Nota : dernièrement, le maire de Nice Estrosi, a déclaré avoir sollicité les autorités de l’état afin qu'elles puissent solliciter ENEDIS pour vérifier que les résidences secondaires ne soient pas occupées pendant la période des vacances afin de faire respecter le confinement. Le flicage continue !
Chroniques coronavirusiennes n°4 : Didier Raoult à contre-courant...
Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie. Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive, au coût économique immense, que la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre.
Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient, où l’appel à ne pas en porter en France si l’on n’est pas malade est vu comme une grave erreur. (Le Monde 21 mars)
En réalité, le pays n’est pas prêt : pas de masque, pas de test, pas d’anticipation comme l’a cruellement rappelé l’ex-ministre de la santé, Mme Buzyn...
Depuis, un professeur de la faculté de médecine de Marseille "met les pieds dans le plat" !
Didier Raoult est un infectiologue et professeur de microbiologie français spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille. Il est l'un des chercheurs français les plus cités, avec de nombreuses publications scientifiques à son actif.
Le 25 février 2020 au soir, en pleine panique concernant la pandémie du coronavirus, Didier Raoult annonce que la chloroquine (un médicament utilisé contre le paludisme) est « le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus Covid-19 ». Le ministère de la Santé affirme alors qu’aucune étude rigoureuse ne démontre l’efficacité de la chloroquine pour soigner le coronavirus.
Le 11 mars 2020, Didier Raoult devient l'un des onze experts choisis pour faire partie du Conseil scientifique COVID-19, il se positionne à contre-courant de la politique de faible dépistage et se désolidarise des mesures de confinement prises en France. Il blâme l'intense surmédiatisation du virus sans base scientifique.
Néanmoins, le 17 mars, le ministre de la santé Olivier Véran, jugeant « prometteurs » les résultats de Didier Raoult et son équipe, donne immédiatement l'autorisation pour que d'autres équipes entreprennent un essai plus vaste dans « les plus brefs délais » (quelques semaines, soit après la bataille...).
Le 21 mars il est annoncé que la chloroquine rejoindrait l'essai clinique européen « Discovery », dont elle avait été exclue dans un premier temps.
L'équipe de Raoult annonce le 22 mars qu'elle traitera les patients infectés en associant l'hydroxychloroquine et un antibiotique, hors AMM.
Imaginons une personne se noyant dans un fleuve tumultueux, appelant au secours et à qui l'on répond « Un instant, nous validons la taille de la bouée, sa flottabilité réelle, sa couleur et nous sommes à vous... »
Chroniques coronavirusiennes n°3 : L’ex-ministre de la Santé Bachelot entre en scène !
L’on vient de réactiver l’ex-ministre de la Santé Bachelot qui nous en dit plus sur les causes de ce scandale sanitaire naissant. Cette carence conduit à confiner tout le monde faute de protections (masques) et de détection au lieu de confiner seulement les malades détectés !
Le ministre de la Santé Olivier Véran a affirmé qu’il n’existait pas de « stock d’État de masques FFP2 », alors que l’État en détenait 600 millions en 2012. Un stock qui a fondu depuis comme neige au soleil. Pour quelle raison ?
Pour Bachelot, c’est un peu aujourd’hui sa revanche : « Il suffirait de relire mon audition après la grippe A, je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait. Nous avions un stock près d’un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de masques FFP2. J’ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c’est ce qu’il faut ! »
Roselyne Bachelot a quitté le gouvernement et a été remplacée, après Xavier Bertrand qui assuré la transition, par Marisol Touraine, sous la présidence de François Hollande, en 2012. Bachelot poursuit : « Mon successeur n’a pas jugé utile de réarmer le pays en masques, ni de prolonger l’établissement autonome chargé de constituer la réserve sanitaire. Peu à peu, le stock de masques a fondu. C’est extrêmement regrettable. » Cela n’est pas seulement regrettable, c’est scandaleux pour la santé publique et constitue, de plus, un suicide économique...
Chroniques coronavirusiennes n°2 : et la question des masques ? -
S’il n’y a pas eu de distribution de FFP2, c’est qu’il n’y en a plus dans les stocks de la réserve stratégique. L’Etat a en effet décidé il y a une dizaine d’années de ne plus conserver ce type de matériel et de ne pas renouveler les stocks arrivant à péremption après 2010.
Pourquoi, donc, avoir attendu la fin février pour envisager une commande de FFP2 ?
«La réaction a été tardive» juge Laurent Suissa, directeur général de Segetex-eif, l’un des principaux acteurs du secteur, via sa filiale Valmy. « Depuis janvier, nos carnets de commandes se remplissent pour des semaines, voire des mois. C’est dur de trouver de la place pour de nouvelles commandes.» Ironie de l’histoire, un des gros producteurs français est largement occupé par la fabrication de masques pour le NHS (National Health Service) britannique, qui a passé commande avant les autorités françaises.(problème solutionné à ce jour 20/03 par un décret gouvernemental)
«Ça fait six semaines qu’on leur dit qu’il va y avoir un problème», assure Nicolas Brillat, directeur de l’exploitation de Valmy.
«La région de Wuhan, épicentre de la contagion, est aussi la région de la production des masques de protection. Les sites sont à l’arrêt», explique Laurent Suissa. Les autorités françaises ont décidé de se tourner en urgence vers les producteurs hexagonaux… dont certains avaient dû fermer des lignes de production après l’arrêt des commandes en 2010, quand la décision avait été prise de ne pas renouveler le stock de FFP2. «Les entreprises n’ont plus été alimentées en commandes et celles qui ont continué n’ont pu conserver les niveaux d’effectifs. C’est plus dur de se relancer ou de monter en cadence aujourd’hui», dit Laurent Suissa. D’autres sont moins diplomates. «C’est formidable qu’ils se rappellent qu’on existe. Quand il faut laisser crever les sociétés on peut compter sur eux, aujourd’hui ils sont bien contents qu’on soit là.»
(citation de Libération 3 mars 2020 - Cédric Mathiot , Fabien Leboucq)
Chroniques coronavirusiennes
Facile de jouer au général Tapioca [1] et déclarer, avec l'air martial et intraitable, la guerre au virus lorsque l'on a fermé des sites hospitaliers et des milliers de lits... On a fermé 100 000 lits en vingt ans[2] ! Et ce, après avoir envoyé les CRS pour triquer les soignants qui réclamaient des moyens...
Maintenant que tout le monde est enfermé[3], que le général Tapioca a renvoyé tout le monde dans ses foyers (« l'Etat paiera ! », fermez le ban...), d'un coup, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud couine :
« Il faut que l'activité économique continue, dans des conditions de protection des salariés, évidemment. Sinon, les Français n'auraient plus de quoi manger, avoir l'électricité, internet, etc.. »
Pourquoi cette déclaration ? Pour créer ou alimenter la psychose et la panique ? Quinze jours de politique erratique, au jour le jour. Agnès Buzyn confirme cette impression dans un entretien sidérant au Monde :
« Quand j'ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que le tsunami était devant nous. Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. »
Un peu de poésie dans ce monde de brutes ? Allez voir ce qui se passe dans les magasins d'alimentation… Vous toucherez là le cœur du problème actuel : individualisme, égoïsme, sans-gêne, etc..
Notre société passe au révélateur !
[1] Le général Tapioca vu par le site officiel de Tintin : « Il correspond assez bien à l’image que l’on se fait d’un dictateur. Une fougue peu commune et une mauvaise foi très méso-américaine colorent la personnalité du général sans toutefois le rendre sympathique. Haddock brosse merveilleusement le portrait de Tapioca en le qualifiant de "Mussolini de carnaval" »
[2] Christophe Prudhomme, porte-parole d’un syndicat d’urgentistes
[3] Exemple : suivant les exhortations macroniennes, la fédération des artisans du bâtiment (CAPEB) a recommandé à ses adhérents d’arrêter les chantiers au grand dam de Mme Pénicaud.
Le mur des politiciens véreux... Mise à jour 25/07/2020
...et seulement ceux qui ont été pris...
Patrick Balkany, maire LR de Levallois-Perret, condamné à quatre ans de prison ferme pour « fraude fiscale » et à cinq ans pour « blanchiment » (nov. 2019). [à suivre]
L'ex-maire de Levallois-Perret Patrick Balkany, condamné en appel à 5 ans de prison ferme pour blanchiment de fraude fiscale, a été mis en examen, soupçonné d'avoir utilisé des agents municipaux à des fins personnelles alors qu'il était maire, a indiqué vendredi le parquet de Nanterre. Patrick Balkany a été mis en examen jeudi à l'issue d'un interrogatoire de plusieurs heures pour "détournement de fonds publics" entre 2010 et 2015, ( lexpress.fr - 24/07/2020).
Thierry Solère, Le député (LREM) des Hauts-de-Seine, ex-Les Républicains (LR), a été mis en examen, vendredi 11 octobre par trois juges d’instruction, a rapporté dans un communiqué la procureure de la République de Nanterre.
Six dirigeants de société mis en examen en plus du député, soupçonnés d’avoir rémunéré ou octroyé des faveurs à Thierry Solère en échange de coups de pouce pour l’obtention de marchés publics ou de faveurs réglementaires lorsqu’il était élu au conseil départemental des Hauts-de-Seine ( 20 Minutes avec AFP 23/07/2020)
Olivier Dussopt, ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique, devient Ministre chargé des Comptes publics à la suite du remaniement de juillet 2020. Une nomination pour le moins comique, quand on sait que ce dernier est l’objet d’une enquête menée par l’Office central de Lutte contre la Corruption et les Infractions financières et fiscales pour « corruption » et « prise illégale d’intérêts ».
L’affaire remonte à 2017 lorsque Dussopt, député et maire socialiste de la commune d’ Annonay, reçoit deux œuvres du peintre Gérard Garouste, offertes par le dirigeant local de la Saur (leader dans le secteur de la gestion de l’eau) qui vient de signer un contrat avec la municipalité. Évoquant d’abord les deux peintures d’une valeur de 2000 euros comme le cadeau d’un « ami », Olivier Dussopt a par la suite admis qu’il s’agissait bien d’un « cadeau de l’entreprise ». Dussopt « ignorait la valeur » de ces œuvres, qu’il a par la suite restitué. (Source : Révolution permanente / Natacha Lubin / mardi 7 juillet 2020 )
Pierre Moscovici premier président de la Cour des comptes.
Le président Emmanuel Macron vient de nommer (juin 2020) Pierre Moscovici premier président de la Cour des comptes. Rappel : Les enquêteurs ont découvert que François Fillon n'était pas le seul à s'être fait offrir des costumes du tailleur Arnys. C'est aussi le cas de Pierre Moscovici, l'ex-ministre du gouvernement Hollande qui a reçu en cadeau des costumes de la fameuse maison Arnys, à l'image de François Fillon. Ces vêtements ont été offerts à Pierre Moscovici avant 2012 alors qu'il n'était pas encore ministre de François Hollande et avant l'arrivée d'un déontologue à l'Assemblée nationale...
Le Parisien / 22 mars 2017 / (AFP/HERBERT NEUBAUER)
Laurent Pietraszewski, nouveau «M. Retraites», déjà rattrapé par un chèque mirobolant d'Auchan
Le nouveau Haut-commissaire aux retraites a déclaré avoir occupé le poste de responsable départemental des ressources humaines au sein de l'entreprise Auchan France pendant près de deux mois : une mission pour laquelle il a touché plus de 71 000 euros, alors qu'il était député. L'entourage du ministre explique cependant que cette somme correspond à des indemnités de licenciement.
Jean-Paul Delevoye « oublie » de déclarer ses liens avec un institut de formation de l’assurance, comme le rapporte Le Parisien dans son édition du lundi 9 décembre, le haut-commissaire aux retraites a admis « une omission par oubli » sur sa déclaration d’intérêts au rang des « fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d’intérêts ». De ce fait, il est considéré comme « étroitement lié avec le monde de l’assurance et les liens [de cet institut] avec Jean-Paul Delevoye sont précieux, notamment parce que l’ensemble du secteur est intéressé par la réforme » de la retraite, confirme une source interne auprès du quotidien.
Lobbying quand tu nous tiens !
(Le Monde 9 décembre 2019)
Dans la deuxième version de la déclaration d'intérêts signée par Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire aux retraites, l’'homme politique a finalement déclaré treize mandats, dont onze toujours actifs, au lieu des trois initialement indiqués.
Re-lobbying quand tu nous tiens !
(Le Monde, samedi 14 décembre)
Après plusieurs jours de polémique, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a finalement remis sa démission au président de la République, qui l'a acceptée "avec regret".
(Franceinfo - lundi 16 décembre)
Le secrétariat général du gouvernement, rattaché au Premier ministre, savait depuis 2017 que Jean-Paul Delevoye cumulait des sources de revenus dans le privé avec ses fonctions de haut-commissaire puis de ministre délégué. Délit de complicité...
(L'Obs le 17 décembre 2019)
François Bayrou, président du MoDem et maire de Pau est mis en examen ce vendredi 6 décembre 2019, pour "complicité de détournement de fonds publics" dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem a, à son tour, été mise en examen mercredi 4 décembre pour détournement de fonds publics dans l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants de députés européens du parti centriste, qui menace également son président François Bayrou. (05 décembre 2019)
Sylvie Goulard, ex-députée, actuelle sous-gouverneur de la Banque de France, ex-candidate comme commissaire européenne au Marché intérieur, a été mise en examen le 29 novembre pour détournement de fonds publics, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants d'eurodéputés MoDem,
(lundi 2 décembre franceinfo de source judiciaire).
Sylvie Goulard visée par une plainte pour son rôle de consultante dans un think tank
Anticor a porté plainte contre l’ancienne ministre MoDem Sylvie Goulard concernant ses prestations réalisées pour un groupe de réflexion américain, l’Institut Berggruen.
Ces activités, menées en parallèle de son mandat d’eurodéputé de 2013 à 2016, posent question pour l’association anticorruption. Dans sa plainte, envoyée cette semaine au parquet national financier (PNF), Anticor demande à la justice d’enquêter sur de possibles faits de « corruption », « trafic d’influence » et « abus de confiance » de la part de celle qui est actuellement numéro trois de la Banque de France.
(Le Parisien avec AFP 21 décembre 2019)
L'indécence : Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites, cumule salaire et pensions de retraite
Comme la loi le permet, Jean-Paul Delevoye cumule son salaire et ses pensions de retraite depuis qu’il est entré au gouvernement. Devenu haut-commissaire aux retraites le 3 septembre dernier, il perçoit à ce titre une rémunération brute mensuelle de 10.135 euros. En plus de ce salaire, le ministre délégué touchera les montants versés par le régime général de l’assurance-retraite et par la caisse de retraite des anciens élus locaux, révèle La Lettre A.
Il aurait dû renoncer définitivement à ses pensions
Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, accusé de viol, la justice va réexaminer le non-lieu dont il a bénéficié, accusé par une femme de l’avoir violée en 2009. Selon elle, il lui aurait fait miroiter son appui en échange de faveurs sexuelles.
Une deuxième accusatrice avait porté plainte pour «abus de faiblesse», affirmant que l’élu lui avait demandé des faveurs sexuelles en échange d’un logement, procédure également classée sans suite par le parquet de Paris au printemps 2018. (Libération le 14 11 2019)
Gérard Collomb à Lyon : Un rapport met en doute la réalité de l'emploi d'une ex-compagne de Gérard Collomb. Si la justice s’était déjà saisie du dossier en début d’année, le rapport de la chambre régionale des comptes, consacré sur 300 pages aux finances de la ville de Lyon, a rendu publiques ses conclusions et qui ne plaident guère en faveur du maire de Lyon. (AFP - 13 nov. 2019)
L’ancien ministre Pierre Joxe à nouveau soupçonné d’agression sexuelle, une ancienne assistante de vie de l’épouse de l’octogénaire a déposé plainte contre ce dernier pour agression et harcèlement sexuels. Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête. Dans sa démarche, Ritha F. est soutenue par une femme qui accuse elle aussi Pierre Joxe d’agression sexuelle: Alexandra Besson, la fille de l’ancien ministre Eric Besson.(le Figaro 13 nov. 2019)
Moussa Ouarouss, ex-membre du PS âgé de 33 ans, député suppléant LREM de Nadia Hai, élue lors des législatives en juin 2017 à Trappes (Yvelines) mis en examen dans une affaire de trafic de drogue international pour importation, transport et détention de produits stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, confiée aux gendarmes de la section de recherches de Reims, a affirmé une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien « L’Union ».
Robert Navarro, sénateur de la LREM et ancien premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Hérault, était poursuivi pour abus de confiance au détriment du Parti socialiste. En effet, de 2004 à 2010, lui-même et son épouse, qui exerçait les fonctions de chargée de mission et d’attachée parlementaire, avaient détourné plus de 85 000 euros pour des voyages privés en Europe de l’Est et au Maroc.
Richard Ferrand, le quatorzième président de l'Assemblée et quatrième personnage de l'État a déjà les mains sales et une moralité des plus douteuses...
Il est mis en examen pour prise illégale d’intérêts, le président de l’Assemblée nationale, entendu mercredi 11 septembre dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, n’entend pas démissionner.
(Le Parisien – Faits divers- le 12 septembre 2019)
Solère mis en examen pour fraude fiscale... ça continue !
Le député LRM Thierry Solère mis en examen pour fraude fiscale
L’élu des Hauts-de-Seine est également mis en examen pour détournement de fonds publics et trafic d’influence.
Celui qui donna l’estocade à Fillon et amena Macron au pouvoir, contre toute attente et toute logique, se retrouve dans la longue file d’attente des politicards devant passer devant la justice...
« Le député (La République en marche, LRM) des Hauts-de-Seine Thierry Solère, ex-Les Républicains (LR), a été mis en examen, vendredi 11 octobre par trois juges d’instruction, a rapporté dans un communiqué la procureure de la République de Nanterre.
La mise en examen concerne des infractions de fraude fiscale, détournement de fonds publics par dépositaire de l’autorité publique, recel de violation du secret professionnel, trafic d’influence passif concernant quatre sociétés, recel d’abus de bien sociaux, recel d’abus de confiance, financement illicite de campagnes électorales, portant sur une période comprise entre 2003 et 2017, a-t-elle précisé.
Dans cette affaire, l'élu est également soupçonné de fraude fiscale, notamment pour ses activités de conseil dans le privé, qu'il pratiquait en parallèle de ses mandats. Il est aussi soupçonné d'avoir usé de sa position d'élu pour favoriser certaines sociétés pour lesquelles il travaillait, afin qu'elles obtiennent des contrats publics. L'embauche de l'épouse d'un ex-dirigeant d'une de ces sociétés en tant qu'assistante parlementaire intéresse en outre les enquêteurs. »
« En juillet 2018, M. Solère avait été placé en garde à vue, mais était ressorti libre, sans poursuites (une mesure finalement levée pour raisons médicales). En février de cette année, le parquet avait décidé de confier l’enquête, qui concerne aussi des soupçons de fausses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HAPTV), à un juge d’instruction. » (Le Monde avec AFP Publié 11/10/2019 à 22h03, mis à jour à 06h19 )
« L’enquête porte aussi sur des prêts immobiliers consentis à M. Solère par un ami promoteur, permettant l’acquisition de plusieurs appartements, revendus ensuite en réalisant de fortes plus-values. Sur ce volet, l’avocat du député, Me Pierre-Olivier Sur, a toujours assuré qu’il tenait à la disposition de la justice les documents prouvant la légalité des prêts ».Source l’Express
Bien pourri aussi, celui-ci !










