Meurtre d'Agathe Hilairet, l'horreur continue.
L'homme placé en garde à vue, jeudi 11 septembre dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'Agathe Hilairet, dans la Vienne, a été mis en examen. Déjà condamné pour viols et agression sexuelle dans le passé, il a reconnu les faits.
Le suspect avait été condamné en 1994 à douze ans de réclusion pour des faits de viol commis sous la menace d'une arme, il venait de purger une nouvelle peine prononcée en 2004, condamné à 30 ans de réclusion criminelle (source BFM TV). 2004 + 30 ans = 2034, cherchez l'erreur..
L’intuition du Père R.-L. Bruckberger, il y aura bientôt quarante ans, semble bien s’avérer exacte : « L’abolition de la peine de mort est une régression décisive de civilisation, une invitation irrésistible à retourner à l’anarchie instinctive de l’animalité »
L'édifice judiciaire censé protéger la société se fissure et s'effondre progressivement. La perpétuité n'existe plus, les peines s’édulcorent avec une Justice maniant subtilement confusion des peines, réductions et amnisties diverses sans parler des libérations conditionnelles pour raison de santé.
Les familles des victimes, lorsqu’elles sont confrontées au drame, découvrent alors brutalement la vacuité totale de notre système pénal.
Entre deux hoquets d'horreur vite réprimés, il semble malheureusement s'installer dans l'opinion publique, une résignation, une banalisation, un sentiment d'impuissance…
Ces familles détruites réclament une vraie justice à la hauteur de ces crimes abjects et effrayants.
Le rétablissement (et l'application) de la peine de mort constituerait, de nouveau, la clé de voûte du système pénal et un message fort. Le débat mériterait d'être remis sur la place publique, démocratiquement cette fois…
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Jean-Luc BOULARD